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CIRCONCISION.......10
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Pour montrer que les vrais Juifs et les vrais Chrétiens n'ont qu'une même religion. – La religion des Juifs semblait consister essentiellement en la paternité d'Abraham, en la circoncision, aux sacrifices, aux cérémonies, en l'arche, au temple, en Hiérusalem, et enfin en la loi et en l'alliance de Moïse.
| Pensées IX 610 |
Que les vrais Juifs ne considéraient leur mérite que de Dieu, et non d'Abraham, Isaïe, LXIII, 16 : « Vous êtes véritablement notre père, et Abraham ne nous a pas connus et Israël n'a pas eu de connaissance de nous ; mais c'est vous qui êtes notre père et notre rédempteur. » – Moïse même leur a dit que Dieu n'accepterait pas les personnes. Deut., X, 17 : « Dieu, dit-il, n'accepte pas les personnes ni les sacrifices. » – Le sabbat n'était qu'un signe, Ex., XXXI, 13 ; et en mémoire de la sortie d'Égypte, Deut., V, 15. Donc il n'est plus nécessaire, puisqu'il faut oublier l'Égypte. – La circoncision n'était qu'un signe, Gen., XVII, 11. Et de là vient qu'étant dans le désert, ils ne furent point circoncis, parce qu'ils ne pouvaient se confondre avec les autres peuples ; et qu'après que Jésus-Christ est venu, elle n'est plus nécessaire ;
| Pensées IX 610 |
Que la circoncision du cœur est ordonnée. Deut., X, 16 ; Jér., IV, 4 : « Soyez circoncis de cœur ; retranchez les superfluités de votre cœur, et ne vous endurcissez plus ; car votre Dieu est un Dieu grand, puissant et terrible, qui n'accepte pas les personnes » ;
| Pensées IX 610 |
Le monde ayant vieilli dans ces erreurs charnelles, Jésus-Christ est venu dans le temps prédit, mais non pas dans l'éclat attendu ; et ainsi ils n'ont pas pensé que ce fût lui. Après sa mort, saint Paul est venu apprendre aux hommes que toutes ces choses étaient arrivées en figures ; que le royaume de Dieu ne consistait pas en la chair, mais en l'esprit ; que les ennemis des hommes n'étaient pas les Babyloniens, mais les passions ; que Dieu ne se plaisait pas aux temples faits de main, mais en un cœur pur et humilié ; que la circoncision du corps était inutile, mais qu'il fallait celle du cœur ; que Moïse ne leur avait pas donné le pain du ciel, etc.
| Pensées X 670 |
Pour formalistes. – Quand saint Pierre et les apôtres délibèrent d'abolir la circoncision, où il s'agissait d'agir contre la loi de Dieu, ils ne consultent point les prophètes, mais simplement la réception du Saint-Esprit en la personne des incirconcis.
| Pensées X 672 |
Ils jugent plus sûr que Dieu approuve ceux qu'il remplit de son Esprit, que non pas qu'il faille observer la loi. Ils savaient que la fin de la loi n'était que le Saint-Esprit ; et qu'ainsi, puisqu'on l'avait bien sans circoncision, elle n'était pas nécessaire.
| Pensées X 672 |
Il nous a donc appris enfin que toutes ces choses n'étaient que figures, et ce que c'est que « vraiment libre », « vrai Israélite », « vraie circoncision », « vrai pain du ciel », etc..
| Pensées X 675 |
Figures. – La lettre tue, tout arrivait en figures. Voilà le chiffre que saint Paul nous donne. Il fallait que le Christ souffrît. Un Dieu humilié. Circoncision du cœur, vrai jeûne, vrai sacrifice, vrai temple. Les prophètes ont indiqué qu'il fallait que tout cela fût spirituel.
| Pensées X 683 |
Il en est de même des prophéties, des miracles, des divinations par les songes, des sortilèges, etc. Car si de tout cela il n'y avait jamais eu rien de véritable, on n'en aurait jamais rien cru : et ainsi, au lieu de conclure qu'il n'y a point de vrais miracles parce qu'il y en a tant de faux, il faut dire au contraire qu'il y a certainement de vrais miracles, puisqu'il y en a de faux, et qu'il n'y en a de faux que par cette raison qu'il y en a de vrais. Il faut raisonner de la même sorte pour la religion ; car il ne serait pas possible que les hommes se fussent imaginé tant de fausses religions, s'il n'y en avait une véritable. L'objection à cela, c'est que les sauvages ont une religion : mais on répond à cela que c'est qu'ils en ont ouï parler, comme il paraît par le déluge, la circoncision, la croix de saint André, etc.
| Pensées XIII 817 |
Et ainsi, au lieu de conclure qu'il n'y a point de vrais miracles, puisqu'il y en a tant de faux, il faut dire au contraire qu'il y a de vrais miracles, puisqu'il y en a tant de faux, et qu'il n'y en a de faux que par cette raison qu'il y en a de vrais, et qu'il n'y a de même de fausses religions que parce qu'il y en a une vraie. – L'objection à cela : que les sauvages ont une religion ; mais c'est qu'ils ont ouï parler de la véritable, comme il paraît par la croix de saint André, le déluge, la circoncision, etc. Cela vient de ce que l'esprit de l'homme, se trouvant plié de ce côté-là par la vérité, devient susceptible par là de toutes les faussetés de cette…
| Pensées XIII 8181 |
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CIRCONFÉRENCE......2
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Mais si notre vue s'arrête là, que l'imagination passe outre ; elle se lassera plutôt de concevoir que la nature de fournir. Tout ce monde visible n'est qu'un trait imperceptible dans l'ample sein de la nature. Nulle idée n'en approche. Nous avons beau enfler nos conceptions, au-delà des espaces imaginables, nous n'enfantons que des atomes, au prix de la réalité des choses. C'est une sphère infinie dont le centre est partout, la circonférence nulle part. Enfin c'est le plus grand caractère sensible de la toute-puissance de Dieu, que notre imagination se perde dans cette pensée.
| Pensées II 72 |
On se croit naturellement bien plus capable d'arriver au centre des choses que d'embrasser leur circonférence. L'étendue visible du monde nous surpasse visiblement ; mais comme c'est nous qui surpassons les petites choses, nous nous croyons plus capables de les posséder, et cependant il ne faut pas moins de capacité pour aller jusqu'au néant que jusqu'au tout ; il la faut infinie pour l'un et l'autre ; et il me semble que qui aurait compris les derniers principes des choses pourrait aussi arriver jusqu'à connaître l'infini. L'un dépend de l'autre, et l'un conduit à l'autre. Ces extrémités se touchent et se réunissent en Dieu, et en Dieu seulement.
| Pensées II 72 |
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CITÉ...............4
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Contre Mahomet. – L'Alcoran n'est pas plus de Mahomet, que l'Évangile de saint Matthieu, car il est cité de plusieurs auteurs de siècle en siècle ; les ennemis mêmes, Celse et Porphyre, ne l'ont jamais désavoué.
| Pensées IX 597 |
Daniel, IX, 20 : « Comme je priais Dieu de tout cœur, et qu'en confessant mon péché et celui de tout mon peuple, j'étais prosterné devant mon Dieu, voici que Gabriel, lequel j'avais vu en vision dès le commencement, vint à moi et me toucha, au temps du sacrifice du vêpre, et, me donnant l'intelligence, me dit : Daniel, je suis venu à vous pour vous ouvrir la connaissance des choses. Dès le commencement de vos prières je suis venu pour vous découvrir ce que vous désirez, parce que vous êtes l'homme de désirs. Entendez donc la parole, et entrez dans l'intelligence de la vision. Septante semaines sont prescrites et déterminées sur votre peuple et sur votre sainte cité, pour expier les crimes, pour mettre fin aux péchés et abolir l'iniquité, et pour introduire la justice éternelle, pour accomplir les visions et les prophéties, et pour oindre le saint des saints. (Après quoi ce peuple ne sera plus votre peuple, ni cette cité la sainte cité. Le temps de colère sera passé, les ans de grâce viendront pour jamais.)
| Pensées XI 722 |
Daniel, IX, 20 : « Comme je priais Dieu de tout cœur, et qu'en confessant mon péché et celui de tout mon peuple, j'étais prosterné devant mon Dieu, voici que Gabriel, lequel j'avais vu en vision dès le commencement, vint à moi et me toucha, au temps du sacrifice du vêpre, et, me donnant l'intelligence, me dit : Daniel, je suis venu à vous pour vous ouvrir la connaissance des choses. Dès le commencement de vos prières je suis venu pour vous découvrir ce que vous désirez, parce que vous êtes l'homme de désirs. Entendez donc la parole, et entrez dans l'intelligence de la vision. Septante semaines sont prescrites et déterminées sur votre peuple et sur votre sainte cité, pour expier les crimes, pour mettre fin aux péchés et abolir l'iniquité, et pour introduire la justice éternelle, pour accomplir les visions et les prophéties, et pour oindre le saint des saints. (Après quoi ce peuple ne sera plus votre peuple, ni cette cité la sainte cité. Le temps de colère sera passé, les ans de grâce viendront pour jamais.)
| Pensées XI 722 |
Daniel, IX, 20 : « Comme je priais Dieu de tout cœur, et qu'en confessant mon péché et celui de tout mon peuple, j'étais prosterné devant mon Dieu, voici que Gabriel, lequel j'avais vu en vision dès le commencement, vint à moi et me toucha, au temps du sacrifice du vêpre, et, me donnant l'intelligence, me dit : Daniel, je suis venu à vous pour vous ouvrir la connaissance des choses. Dès le commencement de vos prières je suis venu pour vous découvrir ce que vous désirez, parce que vous êtes l'homme de désirs. Entendez donc la parole, et entrez dans l'intelligence de la vision. Septante semaines sont prescrites et déterminées sur votre peuple et sur votre sainte cité, pour expier les crimes, pour mettre fin aux péchés et abolir l'iniquité, et pour introduire la justice éternelle, pour accomplir les visions et les prophéties, et pour oindre le saint des saints. (Après quoi ce peuple ne sera plus votre peuple, ni cette cité la sainte cité. Le temps de colère sera passé, les ans de grâce viendront pour jamais.)
| Pensées XI 722 |
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CLARTÉ.............12
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Cela suffit pour embrouiller au moins la matière : non que cela éteigne absolument la clarté naturelle qui nous assure de ces choses ; les académiciens auraient gagé ; mais cela la ternit, et trouble les dogmatistes, à la gloire de la cabale pyrrhonienne, qui consiste à cette ambiguïté ambiguë, et dans une certaine obscurité douteuse, dont nos doutes ne peuvent ôter toute la clarté, ni nos lumières naturelles en chasser toutes les ténèbres.
| Pensées VI 392 |
Cela suffit pour embrouiller au moins la matière : non que cela éteigne absolument la clarté naturelle qui nous assure de ces choses ; les académiciens auraient gagé ; mais cela la ternit, et trouble les dogmatistes, à la gloire de la cabale pyrrhonienne, qui consiste à cette ambiguïté ambiguë, et dans une certaine obscurité douteuse, dont nos doutes ne peuvent ôter toute la clarté, ni nos lumières naturelles en chasser toutes les ténèbres.
| Pensées VI 392 |
Il y a assez de clarté pour éclairer les élus et assez d'obscurité pour les humilier. Il y a assez d'obscurité pour aveugler les réprouvés et assez de clarté pour les condamner et les rendre inexcusables. Saint Augustin, [apud] Montaigne, Sebonde.
| Pensées VIII 578 |
Il y a assez de clarté pour éclairer les élus et assez d'obscurité pour les humilier. Il y a assez d'obscurité pour aveugler les réprouvés et assez de clarté pour les condamner et les rendre inexcusables. Saint Augustin, [apud] Montaigne, Sebonde.
| Pensées VIII 578 |
Dieu veut plus disposer la volonté que l'esprit. La clarté parfaite servirait à l'esprit et nuirait à la volonté. Abaisser la superbe.
| Pensées VIII 581 |
« Mais la Chine obscurcit », dites-vous ; et je réponds : « La Chine obscurcit, mais il y a clarté à trouver ; cherchez-la. »
| Pensées IX 593 |
Il n'en est pas de même de l'Écriture. Je veux qu'il y ait des obscurités qui soient aussi bizarres que celles de Mahomet ; mais il y a des clartés admirables et des prophéties manifestes accomplies. La partie n'est donc pas égale. Il ne faut pas confondre et égaler les choses qui ne se ressemblent que par l'obscurité et non pas par la clarté, qui mérite qu'on révère les obscurités.
| Pensées IX 598 |
Isaïe, LIX, 9 : « C'est pour nos crimes que la justice s'est éloignée de nous. Nous avons attendu la lumière et nous ne trouvons que les ténèbres ; nous avons espéré la clarté et nous marchons dans l'obscurité ; nous avons tâté contre la muraille comme des aveugles et nous avons heurté en plein midi comme au milieu d'une nuit, et comme des morts en des lieux ténébreux.
| Pensées XI 713 |
Que disent les prophètes de Jésus-Christ ? Qu'il sera évidemment Dieu ? Non ; mais qu'il est un Dieu véritablement caché ; qu'il sera méconnu ; qu'on ne pensera point que ce soit lui ; qu'il sera une pierre d'achoppement, à laquelle plusieurs heurteront, etc. Qu'on ne nous reproche donc plus le manque de clarté, puisque nous en faisons profession.
| Pensées XII 751 |
Preuves de Jésus-Christ. – Jésus-Christ a dit les choses grandes si simplement qu'il semble qu'il ne les a pas pensées, et si nettement néanmoins, qu'on voit bien ce qu'il en pensait. Cette clarté jointe à cette naïveté est admirable.
| Pensées XII 797 |
Clarté, obscurité. – Il y aurait trop d'obscurité, si la vérité n'avait pas des marques visibles. C'en est une admirable d'être toujours conservée dans une Église et assemblée [d'hommes] visible. Il y aurait trop de clarté s'il n'y avait qu'un sentiment dans cette Église ; celui qui y a toujours été est la vérité, car le vrai y a toujours été, et aucun faux n'y a toujours été.
| Pensées XIV 857 |
Clarté, obscurité. – Il y aurait trop d'obscurité, si la vérité n'avait pas des marques visibles. C'en est une admirable d'être toujours conservée dans une Église et assemblée [d'hommes] visible. Il y aurait trop de clarté s'il n'y avait qu'un sentiment dans cette Église ; celui qui y a toujours été est la vérité, car le vrai y a toujours été, et aucun faux n'y a toujours été.
| Pensées XIV 857 |
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CLIMAT.............1
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Certainement, s'il la connaissait, il n'aurait pas établi cette maxime, la plus générale de toutes celles qui sont parmi les hommes, que chacun suive les mœurs de son pays ; l'éclat de la véritable équité aurait assujetti tous les peuples, et les législateurs n'auraient pas pris pour modèle, au lieu de cette justice constante, les fantaisies et les caprices des Perses et Allemands. On la verrait plantée par tous les États du monde et dans tous les temps, au lieu qu'on ne voit rien de juste ou d'injuste qui ne change de qualité en changeant de climat. Trois degrés d'élévation du pôle renversent toute la jurisprudence ; un méridien décide de la vérité ; en peu d'années de possession, les lois fondamentales changent ; le droit a ses époques, l'entrée de Saturne au Lion nous marque l'origine d'un tel crime. Plaisante justice qu'une rivière borne ! Vérité au-deçà des Pyrénées, erreur au-delà.
| Pensées V 294 |