CHRIST.............8
Aveuglement de l'Écriture. – « L'Écriture, disaient les Juifs, dit qu'on ne saura d'où le Christ viendra. (Joh., VII, 27 et XII, 34.) L'Écriture dit que le Christ demeure éternellement, et celui-ci dit qu'il mourra. »
Pensées VIII 573
Aveuglement de l'Écriture. – « L'Écriture, disaient les Juifs, dit qu'on ne saura d'où le Christ viendra. (Joh., VII, 27 et XII, 34.) L'Écriture dit que le Christ demeure éternellement, et celui-ci dit qu'il mourra. »
Pensées VIII 573
Les hommes, dans le premier âge du monde, ont été emportés dans toute sorte de désordres, et il y avait cependant des saints, comme Énoch, Lamech et d'autres, qui attendaient en patience le Christ promis dès le commencement du monde. Noé a vu la malice des hommes au plus haut degré ; et il a mérité de sauver le monde en sa personne par l'espérance du Messie dont il a été la figure. Abraham était environné d'idolâtres, quand Dieu lui a fait connaître le mystère du Messie, qu'il a salué de loin. Au temps d'Isaac et de Jacob, l'abomination était répandue sur toute la terre ; mais ces saints vivaient en la foi ; et Jacob mourant et bénissant ses enfants, s'écrie, par un transport qui lui fait interrompre son discours : « J'attends, ô mon Dieu ! le Sauveur que vous avez promis : Salutare tuum exspectabo, Domine. » Les Égyptiens étaient infectés et d'idôlatrie et de magie ; le peuple de Dieu même était entraîné par leurs exemples ; mais cependant Moïse et d'autres croyaient celui qu'ils ne voyaient pas et l'adoraient en regardant aux dons éternels qu'il leur préparait.
Pensées IX 613
Deux grandes ouvertures sont celles-là : 1° toutes choses leur arrivaient en figures : vere Israelita, vere liberi, vrai pain du ciel ; 2° un Dieu humilié jusqu'à la Croix : il a fallu que le Christ ait souffert pour entrer dans sa gloire : « qu'il vaincrait la mort par sa mort ». Deux avènements.
Pensées X 679
Figures. – La lettre tue, tout arrivait en figures. Voilà le chiffre que saint Paul nous donne. Il fallait que le Christ souffrît. Un Dieu humilié. Circoncision du cœur, vrai jeûne, vrai sacrifice, vrai temple. Les prophètes ont indiqué qu'il fallait que tout cela fût spirituel.
Pensées X 683
« Après que la place et les murs seront édifiés dans un temps de trouble et d'affliction, et après ces 62 semaines (qui auront suivi les 7 premières. Le Christ sera donc tué après les 69 semaines, c'est-à-dire en la dernière semaine), le Christ sera tué, et un peuple viendra avec son prince, qui détruira la ville et le sanctuaire, et inondera tout ; et la fin de cette guerre consommera la désolation.
Pensées XI 722
« Après que la place et les murs seront édifiés dans un temps de trouble et d'affliction, et après ces 62 semaines (qui auront suivi les 7 premières. Le Christ sera donc tué après les 69 semaines, c'est-à-dire en la dernière semaine), le Christ sera tué, et un peuple viendra avec son prince, qui détruira la ville et le sanctuaire, et inondera tout ; et la fin de cette guerre consommera la désolation.
Pensées XI 722
Qu'il devait venir un libérateur qui écraserait la tête au démon, qui devait délivrer son peuple de ses péchés, ex omnibus iniquitatibus ; qu'il devait y avoir un Nouveau Testament, qui serait éternel ; qu'il devait y avoir une autre prêtrise selon l'ordre de Melchisédech ; que celle-là serait éternelle ; que le Christ devait être glorieux, puissant, fort, et néanmoins si misérable qu'il ne serait pas reconnu ; qu'on ne le prendrait pas pour ce qu'il est ; qu'on le rebuterait, qu'on le tuerait ; que son peuple, qui l'aurait renié, ne serait plus son peuple ; que les idolâtres le recevraient, et auraient recours à lui ; qu'il quitterait Sion pour régner au centre de l'idolâtrie ; que néanmoins les Juifs subsisteraient toujours ; qu'il devait être de Juda, et quand il n'y aurait plus de roi.
Pensées XI 736
 
 CHRISTIANISME......3
Platon, pour disposer au christianisme.
Pensées III 219
Soumission et usage de la raison, en quoi consiste le vrai christianisme.
Pensées IV 269
Le christianisme est étrange. Il ordonne à l'homme de reconnaître qu'il est vil, et même abominable, et lui ordonne de vouloir être semblable à Dieu. Sans un tel contrepoids, cette élévation le rendrait horriblement vain, ou cet abaissement le rendrait terriblement abject.
Pensées VII 537
 
 CHRONOLOGIE........1
Chronologie du rabbinisme. (Les citations des pages sont du livre Pugio.)
Pensées IX 635
 
 CHRÉTIEN...........6
Comminutum cor (saint Paul), voilà le caractère chrétien. Albe vous a nommé, je ne vous connais plus (Corneille ), voilà le caractère inhumain. Le caractère humain est le contraire.
Pensées VII 533
Avec combien peu d'orgueil un chrétien se croit-il uni à Dieu ! avec combien peu d'abjection s'égale-t-il aux vers de la terre !
Pensées VII 538
Nul n'est heureux comme un vrai chrétien, ni raisonnable, ni vertueux, ni aimable.
Pensées VII 541
Le peuple juif, moqué des Gentils ; le peuple chrétien persécuté.
Pensées XI 704
Je ne serais pas chrétien sans les miracles, dit saint Augustin.
Pensées XIII 812
Les miracles discernent aux choses douteuses : entre les peuples juif et païen, juif et chrétien ; catholique, hérétique ; calomniés et calomniateurs ; entre les deux croix.
Pensées XIII 841
 
 CHRÉTIENNE.........31
« Tous les grands divertissements sont dangereux pour la vie chrétienne ; mais entre tous ceux que le monde a inventés, il n'y en a point qui soit plus à craindre que la comédie. C'est une représentation si naturelle et si délicate des passions, qu'elle les émeut et les fait naître dans notre cœur, et surtout celle de l'amour ; principalement lorsqu'on [le] représente fort chaste et fort honnête. Car plus il paraît innocent aux âmes innocentes, plus elles sont capables d'en être touchées ; sa violence plaît à notre amour-propre, qui forme un désir de causer les mêmes effets, que l'on voit si bien représentés ; et l'on se fait en même temps une conscience fondée sur l'honnêteté des sentiments qu'on y voit, qui ôtent la crainte des âmes pures, qui s'imaginent que ce n'est pas blesser la pureté, d'aimer d'un amour qui leur semble si sage.
Pensées I 11
En vérité, il est glorieux à la religion d'avoir pour ennemis des hommes si déraisonnables ; et leur opposition lui est si peu dangereuse, qu'elle sert au contraire à l'établissement de ses vérités. Car la foi chrétienne ne va presque qu'à établir ces deux choses : la corruption de la nature, et la rédemption de Jésus-Christ. Or je soutiens que s'ils ne servent pas à montrer la vérité de la rédemption par la sainteté de leurs mœurs, ils servent au moins admirablement à montrer la corruption de la nature, par des sentiments si dénaturés.
Pensées III 1941
Avant que d'entrer dans les preuves de la religion chrétienne, je trouve nécessaire de représenter l'injustice des hommes qui vivent dans l'indifférence de chercher la vérité d'une chose qui leur est si importante, et qui les touche de si près.
Pensées III 195
Ordre. – J'aurais bien plus de peur de me tromper, et de trouver que la religion chrétienne soit vraie, que non pas de me tromper en la croyant vraie.
Pensées III 241
Il y a trois moyens de croire : la raison, la coutume, l'inspiration. La religion chrétienne, qui seule a la raison, n'admet pas pour ses vrais enfants ceux qui croient sans inspiration ; ce n'est pas qu'elle exclue la raison et la coutume, au contraire ; mais il faut ouvrir son esprit aux preuves, s'y confirmer par la coutume, mais s'offrir par les humiliations aux inspirations, qui seules peuvent faire le vrai et salutaire effet : Ne evacuetur crux Christi.
Pensées IV 245
Les autres religions, comme les païennes, sont plus populaires, car elles sont en extérieur ; mais elles ne sont pas pour les gens habiles. Une religion purement intellectuelle serait plus proportionnée aux habiles ; mais elle ne servirait pas au peuple. La seule religion chrétienne est proportionnée à tous, étant mêlée d'extérieur et d'intérieur. Elle élève le peuple à l'intérieur, et abaisse les superbes à l'extérieur ; et n'est pas parfaite sans les deux, car il faut que le peuple entende l'esprit de la lettre, et que les habiles soumettent leur esprit à la lettre.
Pensées IV 251
PREUVES. – 1° La religion chrétienne, par son établissement, par elle-même établie si fortement, si doucement, étant si contraire à la nature. – 2° La sainteté, la hauteur et l'humilité d'une âme chrétienne. – 3° Les merveilles de l'Écriture sainte. – 4° Jésus-Christ en particulier. – 5° Les apôtres en particulier. – 6° Moïse et les prophètes en particulier. – 7° Le peuple juif. – 8° Les prophéties. – 9° La perpétuité : nulle religion n'a la perpétuité. – 10° La doctrine, qui rend raison de tout. – 11° La sainteté de cette loi. – 12° Par la conduite du monde.
Pensées IV 289
PREUVES. – 1° La religion chrétienne, par son établissement, par elle-même établie si fortement, si doucement, étant si contraire à la nature. – 2° La sainteté, la hauteur et l'humilité d'une âme chrétienne. – 3° Les merveilles de l'Écriture sainte. – 4° Jésus-Christ en particulier. – 5° Les apôtres en particulier. – 6° Moïse et les prophètes en particulier. – 7° Le peuple juif. – 8° Les prophéties. – 9° La perpétuité : nulle religion n'a la perpétuité. – 10° La doctrine, qui rend raison de tout. – 11° La sainteté de cette loi. – 12° Par la conduite du monde.
Pensées IV 289
Il faut que, pour rendre l'homme heureux, elle lui montre qu'il y a un Dieu ; qu'on est obligé de l'aimer ; que notre vraie félicité est d'être en lui, et notre unique mal d'être séparé de lui ; qu'elle reconnaisse que nous sommes pleins de ténèbres qui nous empêchent de le connaître et de l'aimer ; et qu'ainsi nos devoirs nous obligeant d'aimer Dieu, et nos concupiscences nous en détournant, nous sommes pleins d'injustice. Il faut qu'elle nous rende raison de ces oppositions que nous avons à Dieu et à notre propre bien. Il faut qu'elle nous enseigne les remèdes à ces impuissances, et les moyens d'obtenir ces remèdes. Qu'on examine sur cela toutes les religions du monde, et qu'on voie s'il y en a une autre que la chrétienne qui y satisfasse.
Pensées VII 430
Après avoir entendu toute la nature de l'homme. – Il faut, pour faire qu'une religion soit vraie, qu'elle ait connu notre nature. Elle doit avoir connu la grandeur et la petitesse, et la raison de l'une et de l'autre. Qui l'a connue, que la chrétienne ?
Pensées VII 433
La seule religion chrétienne a pu guérir ces deux vices, non pas en chassant l'un par l'autre, par la sagesse de la terre, mais en chassant l'un et l'autre, par la simplicité de l'Évangile. Car elle apprend aux justes, – qu'elle élève jusqu'à la participation de la divinité même, – qu'en ce sublime état ils portent encore la source de toute la corruption, qui les rend durant toute la vie sujets à l'erreur, à la misère, à la mort, au péché ; et elle crie aux plus impies qu'ils sont capables de la grâce de leur Rédempteur. Ainsi, donnant à trembler [à] ceux qu'elle justifie, et consolant ceux qu'elle condamne, elle tempère avec tant de justesse la crainte avec l'espérance, par cette double capacité qui est commune à tous et de la grâce et du péché, qu'elle abaisse infiniment plus que la seule raison ne peut faire, mais sans désespérer ; et qu'elle élève infiniment plus que l'orgueil de la nature, mais sans enfler : faisant bien voir par là qu'étant seule exempte d'erreur et de vice, il n'appartient qu'à elle et d'instruire et de corriger les hommes.
Pensées VII 435
Pour moi, j'avoue qu'aussitôt que la religion chrétienne découvre ce principe, que la nature des hommes est corrompue et déchue de Dieu, cela ouvre les yeux à voir partout le caractère de cette vérité ; car la nature est telle, qu'elle marque partout un Dieu perdu, et dans l'homme, et hors de l'homme, et une nature corrompue.
Pensées VII 441
Deux lois suffisent pour régler toute la République chrétienne, mieux que toutes les lois politiques.
Pensées VII 484
Il n'y a que la religion chrétienne qui rende l'homme aimable et heureux tout ensemble. Dans l'honnêteté, on ne peut être aimable et heureux ensemble.
Pensées VII 542
… Ils blasphèment ce qu'ils ignorent. La religion chrétienne consiste en deux points ; il importe également aux hommes de les connaître et il est également dangereux de les ignorer ; et il est également de la miséricorde de Dieu d'avoir donné des marques des deux.
Pensées VIII 556
Et sur ce fondement, ils prennent lieu de blasphémer la religion chrétienne, parce qu'ils la connaissent mal. Ils s'imaginent qu'elle consiste simplement en l'adoration d'un Dieu considéré comme grand et puissant et éternel ; ce qui est proprement le déisme, presque aussi éloigné de la religion chrétienne que l'athéisme, qui y est tout à fait contraire. Et de là ils concluent que cette religion n'est pas véritable, parce qu'ils ne voient pas que toutes choses concourent à l'établissement de ce point, que Dieu ne se manifeste pas aux hommes avec toute l'évidence qu'il pourrait faire.
Pensées VIII 556
Et sur ce fondement, ils prennent lieu de blasphémer la religion chrétienne, parce qu'ils la connaissent mal. Ils s'imaginent qu'elle consiste simplement en l'adoration d'un Dieu considéré comme grand et puissant et éternel ; ce qui est proprement le déisme, presque aussi éloigné de la religion chrétienne que l'athéisme, qui y est tout à fait contraire. Et de là ils concluent que cette religion n'est pas véritable, parce qu'ils ne voient pas que toutes choses concourent à l'établissement de ce point, que Dieu ne se manifeste pas aux hommes avec toute l'évidence qu'il pourrait faire.
Pensées VIII 556
Mais qu'ils en concluent ce qu'ils voudront contre le déisme, ils n'en concluront rien contre la religion chrétienne, qui consiste proprement au mystère du Rédempteur, qui unissant en lui les deux natures, humaine et divine, a retiré les hommes de la corruption du péché pour les réconcilier à Dieu en sa personne divine.
Pensées VIII 556
Et ainsi, comme il est également de la nécessité de l'homme de connaître ces deux points, il est aussi également de la miséricorde de Dieu de nous les avoir fait connaître. La religion chrétienne le fait, c'est en cela qu'elle consiste.
Pensées VIII 556
Tous ceux qui cherchent Dieu hors de Jésus-Christ, et qui s'arrêtent dans la nature, ou ils ne trouvent aucune lumière qui les satisfasse, ou ils arrivent à se former un moyen de connaître Dieu et de le servir sans médiateur, et par là ils tombent ou dans l'athéisme ou dans le déisme, qui sont deux choses que la religion chrétienne abhorre presque également.
Pensées VIII 556
Ce sera une des confusions des damnés, de voir qu'ils seront condamnés par leur propre raison, par laquelle ils ont prétendu condamner la religion chrétienne.
Pensées VIII 563
Sur ce que la religion chrétienne n'est pas unique. – Tant s'en faut que ce soit une raison qui fasse croire qu'elle n'est pas la véritable, qu'au contraire, c'est ce qui fait voir qu'elle l'est.
Pensées IX 589
La religion juive doit être regardée différemment dans la tradition des Livres saints et dans la tradition du peuple. La morale et la félicité en est ridicule dans la tradition du peuple ; mais elle est admirable dans celle [des Livres] saints (et toute religion est de même : car la chrétienne est bien différente dans les Livres saints et dans les casuistes). Le fondement en est admirable, c'est le plus ancien livre du monde et le plus authentique ; et, au lieu que Mahomet, pour faire subsister le sien, a défendu de le lire, Moïse, pour faire subsister le sien, a ordonné à tout le monde de le lire.
Pensées IX 601
Nulle secte ni religion n'a toujours été sur la terre, que la religion chrétienne.
Pensées IX 606
Le Messie, selon les Juifs charnels, doit être un grand prince temporel. Jésus-Christ, selon les chrétiens charnels, est venu nous dispenser d'aimer Dieu, et nous donner des sacrements qui opèrent tout sans nous. Ni l'un ni l'autre n'est la religion chrétienne, ni juive.
Pensées IX 607
République. – La république chrétienne, et même judaïque, n'a eu que Dieu pour maître, comme remarque Philon juif, De la monarchie.
Pensées IX 611
On a beau dire. Il faut avouer que la religion chrétienne a quelque chose d'étonnant. – « C'est parce que vous y êtes né », dira-t-on. – Tant s'en faut ; je me roidis contre, pour cette raison-là même, de peur que cette prévention ne me suborne ; mais, quoique j'y sois né, je ne laisse pas de le trouver ainsi.
Pensées IX 615
Je vois la religion chrétienne fondée sur une religion précédente, et voici ce que je trouve d'effectif.
Pensées IX 619
Je ne parle point ici des miracles de Moïse, de Jésus-Christ et des apôtres, parce qu'ils ne paraissent pas d'abord convaincants, et que je ne veux que mettre ici en évidence tous les fondements de cette religion chrétienne qui sont indubitables, et qui ne peuvent être mis en doute par quelque personne que ce soit. Il est certain que nous voyons en plusieurs endroits du monde un peuple particulier, séparé de tous les autres peuples du monde, qui s'appelle le peuple juif.
Pensées IX 619
Je vois plusieurs religions contraires, et partant toutes fausses, excepté une. Chacune veut être crue par sa propre autorité et menace les incrédules. Je ne les crois donc pas là-dessus. Chacun peut dire cela, chacun peut se dire prophète. Mais je vois la chrétienne où je trouve des prophéties, et c'est ce que chacun ne peut pas faire.
Pensées XI 693
Prédictions. – Il est prédit qu'au temps du Messie, il viendrait établir une nouvelle alliance, qui ferait oublier la sortie d'Égypte, Jérémie, XXIII, 5 ; Isaïe, XLIII, 16 ; qui mettrait sa loi non dans l'extérieur, mais dans les cœurs ; qu'il mettrait sa crainte, qui n'avait été qu'au dehors, dans le milieu du cœur. Qui ne voit la loi chrétienne en tout cela ?
Pensées XI 729