ANGES.............15
73. Écoute ceux qui ont obtenu le don de la parfaite charité, quel langage ils tiennent . Qui nous séparera de l'amour du Christ ? La tribulation ? L'angoisse ? La persécution ? La faim ? Le dénuement ? Le danger ? L'épée ? (Il est bien écrit : à cause de Toi tout le jour nous sommes mis à mort, on nous regarde comme des moutons de boucherie !) - Mais dans toutes ces épreuves nous sommes plus que vainqueurs, grâce à Celui qui nous a aimés. Oui, je suis bien sûr que ni mort, ni vie, ni anges, ni principautés, ni puissances, ni présent, ni avenir, ni hauteur, ni profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu qui est dans le Christ notre Seigneur ! (Rom 8,35-39)
Centuries sur la Charité PREMIÈRE CENTURIE
32. Trois forces nous meuvent au bien : les tendances profondes de la nature, les bons anges, la volonté bonne. Le fonds de la nature, quand nous faisons à autrui ce que nous voudrions qu'on nous fît, ou que, voyant un homme dans une situation critique, nous éprouvons pour lui une pitié naturelle; les bons anges, quand, prêts à une bonne action, nous sentons leur concours favorable et cheminons sans difficulté; la volonté bonne quand, discernant le bien et le mal, nous choisissons délibérément le bien.
Centuries sur la Charité DEUXIÈME CENTURIE
32. Trois forces nous meuvent au bien : les tendances profondes de la nature, les bons anges, la volonté bonne. Le fonds de la nature, quand nous faisons à autrui ce que nous voudrions qu'on nous fît, ou que, voyant un homme dans une situation critique, nous éprouvons pour lui une pitié naturelle; les bons anges, quand, prêts à une bonne action, nous sentons leur concours favorable et cheminons sans difficulté; la volonté bonne quand, discernant le bien et le mal, nous choisissons délibérément le bien.
Centuries sur la Charité DEUXIÈME CENTURIE
69. Lorsque la convoitise est excitée, l'esprit voit en rêve ce qui fait la matière du plaisir. Quand c'est la colère, il voit ce qui provoque la crainte. De plus, les démons impurs s'emploient à fortifier nos passions et, en s'appuyant sur notre négligence complice, il les excitent. Les bons anges, au contraire, les apaisent et nous poussent à la pratique des vertus.
Centuries sur la Charité DEUXIÈME CENTURIE
92. Il est, dit-on, quatre forces qui modifient l'état du corps, et fournissent ainsi à l'esprit des pensées passionnées ou non : les anges, les démons, l'atmosphère, la nourriture. Les anges, dit-on, le modifient par parole; les démons, par attouchement, l'atmosphère, par ses variations; la nourriture, par les qualités des mets et des boissons, leur abondance ou leur rareté. En outre, il y a les modifications qui viennent à l'âme par la mémoire, l'ouïe et la vue et on elle est directement affectée par ce qui lui arrive, chagrins ou joies. Alors c'est l'âme qui subit ces impressions et modifie l'état du corps; tandis que, dans les cas ci-dessus énumérés, c'est l'état du corps qui, modifié, fournit à l'esprit des pensées.
Centuries sur la Charité DEUXIÈME CENTURIE
92. Il est, dit-on, quatre forces qui modifient l'état du corps, et fournissent ainsi à l'esprit des pensées passionnées ou non : les anges, les démons, l'atmosphère, la nourriture. Les anges, dit-on, le modifient par parole; les démons, par attouchement, l'atmosphère, par ses variations; la nourriture, par les qualités des mets et des boissons, leur abondance ou leur rareté. En outre, il y a les modifications qui viennent à l'âme par la mémoire, l'ouïe et la vue et on elle est directement affectée par ce qui lui arrive, chagrins ou joies. Alors c'est l'âme qui subit ces impressions et modifie l'état du corps; tandis que, dans les cas ci-dessus énumérés, c'est l'état du corps qui, modifié, fournit à l'esprit des pensées.
Centuries sur la Charité DEUXIÈME CENTURIE
21. Dieu se connaît Lui-même; Il connaît aussi ses créatures. Les saints anges également connaissent Dieu et connaissent ses créatures. Mais la connaissance que Dieu a de Lui-même et de ses créatures ne ressemble guère à celle que les saints anges ont de Dieu et de ses créatures.
Centuries sur la Charité TROISIÈME CENTURIE
21. Dieu se connaît Lui-même; Il connaît aussi ses créatures. Les saints anges également connaissent Dieu et connaissent ses créatures. Mais la connaissance que Dieu a de Lui-même et de ses créatures ne ressemble guère à celle que les saints anges ont de Dieu et de ses créatures.
Centuries sur la Charité TROISIÈME CENTURIE
92. Dieu se connaît Lui-même par son Essence bienheureuse, Il connaît ses créatures au moyen de sa sagesse, en qui et par qui il a tout fait. Mais les saints anges connaissent par participation Dieu, qui est au-dessus de toute participation; et ils connaissent ses créatures par la perception des idées qui sont en elles.
Centuries sur la Charité TROISIÈME CENTURIE
26. L'ensemble de la nature raisonnable et spirituelle se divise en deux ordres : la nature angélique et la nature humaine. A son tour, l'ensemble de la nature angélique se partage en deux grands partis et groupes : élus et maudits, bons anges et démons impurifiables. Enfin, l'enserable de la nature humaine se partage en deux grands partis seulement : pieux et impies.
Centuries sur la Charité TROISIÈME CENTURIE
33. Les saints anges se communiquent les uns aux autres l'illumination divine; aux hommes ils font part soit de leur vertu, soit de la connaissance qui est en eux. De leur vertu : leur bonté, par exemple, qui, à l'imitation de Dieu, les porte à se faire du bien, à eux-mêmes et les uns aux autres, et à en faire à leurs inférieurs, aidant à leur divinisation. De leur connaissance : sur Dieu, rendant la nôtre plus élevée (car, dit l'Écriture : C'est toi lé Très-Haut, Seigneur pour l'éternité. Ps 91,9) sur les corps, plus profonde; sur les incorporels, plus exacte; sur la Providence, plus pénétrante sur les jugements divins, plus claire.
Centuries sur la Charité TROISIÈME CENTURIE
80. Garde-toi de faire fi de ta conscience, qui toujours t'invite au mieux, elle te suggère les conseils de Dieu et des anges, elle te purifie des souillures cachées de ton coeur et, à l'heure du départ, te confère la familiarité divine.
Centuries sur la Charité TROISIÈME CENTURIE
93. Les bons anges nous poussent au bien, les tendances profondes de notre nature et la bonne volonté nous aident. Quant aux attaques des démons, elles sont secondées par les passions et la mauvaise volonté.
Centuries sur la Charité TROISIÈME CENTURIE
94. Quand l'esprit est purifié, parfois Dieu Lui-même le visite et l'instruit, parfois les bons anges l'inspirent au bien, ou la nature des objets, qu'il perçoit dans sa contemplation.
Centuries sur la Charité TROISIÈME CENTURIE
36. L'ineffable paix des saints anges est faite de ces deux dispositions : amour de Dieu, amour mutuel. Et ainsi de tous les saints qui furent jamais. Vérification splendide des paroles de notre Sauveur : A ces deux commandements sont suspendus toute la loi el les prophètes. (Mt 22,40).
Centuries sur la Charité QUATRIÈME CENTURIE
 
 APPARENCE.........1
77. La connaissance est un bien par nature. De même la santé. Pourtant, leurs contraires se sont, la plupart du temps, montré plus utiles qu'elles. C'est que dans un sujet dépravé la connaissance n'entraîne pas le bien, quoique, je le répète, elle soit par nature un bien. Et pas davantage la santé, la fortune, la joie. Un tel homme, en effet, ne sait pas s'en servir. Le contraire lui est plus utile. Aussi bien, ces contraires ne sont pas en soi mauvais, malgré l'apparence.
Centuries sur la Charité DEUXIÈME CENTURIE
 
 APTITUDE..........4
24. La nature raisonnable et spirituelle participe du Dieu saint, par son être même, par son aptitude à bien être (je veux dire par son aptitude à la bonté et à la sagesse), et par le don gratuit du toujours être. C'est par cette participation qu'elle connaît Dieu. Quant aux créatures, elle en a la connaissance, je le répète, par la perception de la sagesse ordonnatrice, qu'elle contemple dans les créatures et qui se retrouve, à l'état pur et non sous forme de substance, dans l'esprit.
Centuries sur la Charité TROISIÈME CENTURIE
24. La nature raisonnable et spirituelle participe du Dieu saint, par son être même, par son aptitude à bien être (je veux dire par son aptitude à la bonté et à la sagesse), et par le don gratuit du toujours être. C'est par cette participation qu'elle connaît Dieu. Quant aux créatures, elle en a la connaissance, je le répète, par la perception de la sagesse ordonnatrice, qu'elle contemple dans les créatures et qui se retrouve, à l'état pur et non sous forme de substance, dans l'esprit.
Centuries sur la Charité TROISIÈME CENTURIE
27. Dieu, qui est l'Être même, la Bonté même, la Sagesse même, ou plutôt, à vrai dire, transcendant à toutes ces qualités, ne saurait posséder absolument rien des qualités contraires. Mais les créatures, qui n'ont l'être que par une participation toute gratuite, les êtres raisonnables et intelligents, qui ont aussi l'aptitude à la bonté et à la sagesse, les créatures possèdent des qualités contraires : à côté de l'être, le non-être, à côté de l'aptitude à la bonté et à la sagesse, la malice et l'ignorance. Mais leur existence ou non-existence dépendent du bon plaisir de leur Auteur; tandis qu'il dépend de la volonté des êtres raisonnables de participer ou non à la Bonté et à la Sagesse divine.
Centuries sur la Charité TROISIÈME CENTURIE
27. Dieu, qui est l'Être même, la Bonté même, la Sagesse même, ou plutôt, à vrai dire, transcendant à toutes ces qualités, ne saurait posséder absolument rien des qualités contraires. Mais les créatures, qui n'ont l'être que par une participation toute gratuite, les êtres raisonnables et intelligents, qui ont aussi l'aptitude à la bonté et à la sagesse, les créatures possèdent des qualités contraires : à côté de l'être, le non-être, à côté de l'aptitude à la bonté et à la sagesse, la malice et l'ignorance. Mais leur existence ou non-existence dépendent du bon plaisir de leur Auteur; tandis qu'il dépend de la volonté des êtres raisonnables de participer ou non à la Bonté et à la Sagesse divine.
Centuries sur la Charité TROISIÈME CENTURIE
 
 APÔTRE............11
54. Tous les dons du saint Esprit, sans l'amour, ne servent de rien, selon le divin Apôtre. Aussi, de quel zèle devons-nous faire preuve pour l'acquérir !
Centuries sur la Charité PREMIÈRE CENTURIE
83. Faites mourir vos membres, ceux de la terre fornication, impureté, passion, convoitise mauvaise, cupidité, (Col 3,5) etc... La terre désigne ici la prudence de la chair la fornication, l'acte même du péché; l'impureté, le consentement, la passion, c'est la pensée passionnée; la convoitise mauvaise, la simple acceptation de la pensée de la convoitise; la cupidité, la matière première et l'aliment de toute passion. Et voilà tout ce que le divin Apôtre nous enjoint de mettre a mort, comme membres de la prudence de la chair.
Centuries sur la Charité PREMIÈRE CENTURIE
84. D'abord, la mémoire présente à l'esprit une pensée simple. Cette pensée dure, et la passion se met en branle, puis, si elle n'est écartée, elle pousse l'esprit à consentir. Ce consentement donné, la seule étape qui reste est le péché d'action. Aussi est-ce fort sagement que l'Apôtre, dans une lettre à des chrétiens sortis du paganisme, leur prescrit de s'attaquer d'abord au péché d'action, et ensuite, méthodiquement, de remonter pas à pas vers la cause. Et cette cause, je l'ai dit, c'est quelque cupidité qui met en branle et entretient la passion, par exemple la gourmandise qui engendre et entretient la Iuxure. La cupidité en effet est mauvaise non seulement quand elle a pour objet l'argent, mais aussi quand elle s'attache à la bonne chère; et en revanche, la tempérance est bonne non seulement quand elle a pour objet la nourriture, mais aussi quand elle s'applique à l'argent.
Centuries sur la Charité PREMIÈRE CENTURIE
9. Personne n'a jamais haï sa propre chair, dit l'Apôtre; et pourtant il traite la sienne durement et la tient en servitude, sans lui fournir rien d'autre que la nourriture et le vêtement, et pas plus qu'il ne lui en faut pour vivre. En fait, c'est l'aimer, mais sans passion; c'est l'entretenir, mais comme simple servante des choses divines, c'est l'encourager, mais par cela seulement qui satisfait à ses besoins.
Centuries sur la Charité TROISIÈME CENTURIE
54. Il n'y a pas à nous effrayer ni à nous jeter dans la stupeur ou l'étonnement parce que Dieu le Père ne juge personne, mais a remis au Fils tout jugement. Le Fils s'écrie : Ne jugez pas, ou vous serez jugés; ne condamnez pas, ou vous serez condamnés; (Jn 5,22) et l'Apôtre : Ne jugez de rien avant le temps, jusqu'à ce que vienne le Seigneur. (1 Cor 4,5)- Le jugement même que tu portes sur l'autre, c'est la condamnation à toi. (Rom 2,1). Mais les hommes, sans se soucier de pleurer leurs propres péchés, prennent au Fils son jugement et, d'eux-mêmes, comme s'ils étaient sans péché, se jugent et se condamnent les uns les autres ! Le ciel s'en est étonné, la terre en a frémi; mais eux n'ont pas honte : ils sont insensibles.
Centuries sur la Charité TROISIÈME CENTURIE
91. Quant à l'envieux, tu auras du mal à apaiser sa tristesse, car ce qu'il regarde comme son malheur, c'est cela même qu'il envie en toi; et pour l'apaiser, pas d'autre moyen que de dissimuler. Mais si ce qui l'afflige, est utile à beaucoup, quel parti prendre ? Évidemment, celui du grand nombre, sans négliger l'isolé, autant que faire se peut, ni se laisser rebuter par la malice de sa passion, car ce n'est pas à la passion, mais à l'homme passionné que tu viens en aide. A force d'humilité regarde-le comme supérieur à toi-même; de tout temps, en tout lieu, en toute affaire, donne-lui la préférence. Quant à ton envie à toi, le moyen de l'apaiser, c'est, voyant dans la joie celui que tu envies, de te réjouir avec lui et, le voyant peiné, de t'affliger avec lui, pour accomplir la parole, de l'Apôtre : Se réjouir avec ceux qui se réjouissent, pleurer avec ceux qui pleurent. (Rom 12,15).
Centuries sur la Charité TROISIÈME CENTURIE
24. Homme persévérant, grande intelligence. (Pro 14,29). Car en tout ce qui arrive, il voit la fin et, dans l'attente de cette fin, supporte, les ennuis. Or, la fin, c'est la vie éternelle, selon le divin Apôtre; (Rom 6,22) et la vie éternelle, c'est qu'ils Te connaisse, Toi le seul Dieu véritable, et Celui que Tu as envoyé, Jésus Christ. (Jn 17,3).
Centuries sur la Charité QUATRIÈME CENTURIE
64. S'occuper sans discontinuer de son intérieur, c'est pratiquer la chasteté, la longanimité, la bonté, l'humilité, bien plus : la contemplation, la connaissance de Dieu, la prière. C'est le sens du mot de l'Apôtre : Marchez selon l'esprit, etc... (Gal 5,16).
Centuries sur la Charité QUATRIÈME CENTURIE
70. Puisque, selon le divin Apôtre, le Christ habite en nos coeurs par la foi, et que d'autre part tous les trésors de la sagesse el de la connaissance sont en Lui cachés, tous les trésors de la sagesse et de la connaissance sont dans nos coeurs, mais cachés. Ils se révèlent au coeur dans la mesure de la purification que chacun a réalisée par l'observation des commandements.
Centuries sur la Charité QUATRIÈME CENTURIE
74. Dans l'Écriture, les vertus sont appelées des chemins. Or, la reine des vertus, c'est l'amour. D'où le mot de l'Apôtre : Je vous montre un chemin bien meilleur, un chemin qui fait tourner le dos aux objets matériels et empêche de préférer jamais le temporel à l'éternel.
Centuries sur la Charité QUATRIÈME CENTURIE
96. Il y a quatre principales sortes de déréliction divine : la première, qui est dans le plan rédempteur, comme celle dont le Seigneur a été l'objet, cette déréliction apparente a pour but le salut de ceux qu'elle atteint. La seconde est une épreuve, comme ce fut le cas de Job et de Joseph; elle eut pour résultat de relever, dans le premier, un héros de courage, dans le second, une colonne de chasteté. La troisième vise à la formation spirituelle, comme par exemple celle de l'Apôtre, dont l'effet fut de lui conserver, en l'humiliant, ses grâces immenses. La quatrième, par aversion; c'est le cas des juifs, que le châtiment devait courber sous le repentir. Tous salutaires sont, ces quatre modes de déréliction, et pleins de la bonté de Dieu et de son Amour pour l'homme.
Centuries sur la Charité QUATRIÈME CENTURIE