AMIS..............11
71. La charité parfaite n'admet, entre les hommes qui ont tous même nature, aucune distinction basée sur la différence des caractères. Elle ne voit jamais que cette unique nature, elle aime également tous les hommes, les bons à titre d'amis, les méchants à titre d'ennemis, pour leur faire du bien, les supporter, endurer patiemment tout ce qu'on reçoit de leur part, refusant obstinément d'y voir la malice, allant jusqu'à souffrir pour eux si l'occasion s'en présente. Ainsi peut-être s'en fera-t-on des amis , jamais du moins on ne sera infidèle à soi-même, et sans cesse, à tous les hommes également, on montrera les fruits de l'amour. Notre Dieu et Seigneur Jésus Christ a bien, Lui, montré son Amour en souffrant pour l'humanité entière, et en donnant gratuitement à tout le monde la possibilité de ressusciter un jour, chacun restant maître de mériter la gloire ou le châtiment.
Centuries sur la Charité PREMIÈRE CENTURIE
71. La charité parfaite n'admet, entre les hommes qui ont tous même nature, aucune distinction basée sur la différence des caractères. Elle ne voit jamais que cette unique nature, elle aime également tous les hommes, les bons à titre d'amis, les méchants à titre d'ennemis, pour leur faire du bien, les supporter, endurer patiemment tout ce qu'on reçoit de leur part, refusant obstinément d'y voir la malice, allant jusqu'à souffrir pour eux si l'occasion s'en présente. Ainsi peut-être s'en fera-t-on des amis , jamais du moins on ne sera infidèle à soi-même, et sans cesse, à tous les hommes également, on montrera les fruits de l'amour. Notre Dieu et Seigneur Jésus Christ a bien, Lui, montré son Amour en souffrant pour l'humanité entière, et en donnant gratuitement à tout le monde la possibilité de ressusciter un jour, chacun restant maître de mériter la gloire ou le châtiment.
Centuries sur la Charité PREMIÈRE CENTURIE
21. Envier, ou être envié; causer un dommage, ou le subir, offenser ou être offensé; arrêter sa pensée sur un soupçon, voilà ce qui fait obstacle à l'amour entre amis. Puisses-tu donc n'avoir jamais rien fait ni subi de tel, qui t'ait écarté de la charité envers ton ami !
Centuries sur la Charité QUATRIÈME CENTURIE
94. Les amis sont légion, mais à l'heure de la prospérité. A l'heure de l'épreuve, à peine en trouvera-t-on un seul.
Centuries sur la Charité QUATRIÈME CENTURIE
95. Il faut aimer tout homme de toute son âme, en Dieu seul placer son espérance, et L'honorer de toute sa force. Tant qu'il nous garde, en effet, tous les amis nous entourent d'égards et tous les ennemis ne peuvent rien contre nous. Mais qu'il nous délaisse, tous les amis nous tournent le dos, et tous les ennemis reprennent vigueur contre nous.
Centuries sur la Charité QUATRIÈME CENTURIE
95. Il faut aimer tout homme de toute son âme, en Dieu seul placer son espérance, et L'honorer de toute sa force. Tant qu'il nous garde, en effet, tous les amis nous entourent d'égards et tous les ennemis ne peuvent rien contre nous. Mais qu'il nous délaisse, tous les amis nous tournent le dos, et tous les ennemis reprennent vigueur contre nous.
Centuries sur la Charité QUATRIÈME CENTURIE
97. Seuls ceux qui gardent avec soin les commandements et les vrais initiés aux jugements divins n'abandonnent pas leurs amis quand, par permission de Dieu, ils sont éprouvés, Mais ceux qui méprisent les commandements, les non-initiés aux jugements divins, lorsque leur ami est dans la prospérité jouissent avec lui; mais lorsque, dans l'éprouve, il souffre, ils l'abandonnent, parfois même ils passent du côté de ses adversaires.
Centuries sur la Charité QUATRIÈME CENTURIE
98. Les amis du Christ aiment sincèrement tous les hommes, mais ne sont pas aimés de tous. Les amis du monde n'aiment pas tous les hommes et ne sont pas aimés de tous. Les amis du Christ persévèrent jusqu'au bout dans leur amour. Les amis du monde, tant qu'ils ne sont pas en désaccord sur les choses du monde.
Centuries sur la Charité QUATRIÈME CENTURIE
98. Les amis du Christ aiment sincèrement tous les hommes, mais ne sont pas aimés de tous. Les amis du monde n'aiment pas tous les hommes et ne sont pas aimés de tous. Les amis du Christ persévèrent jusqu'au bout dans leur amour. Les amis du monde, tant qu'ils ne sont pas en désaccord sur les choses du monde.
Centuries sur la Charité QUATRIÈME CENTURIE
98. Les amis du Christ aiment sincèrement tous les hommes, mais ne sont pas aimés de tous. Les amis du monde n'aiment pas tous les hommes et ne sont pas aimés de tous. Les amis du Christ persévèrent jusqu'au bout dans leur amour. Les amis du monde, tant qu'ils ne sont pas en désaccord sur les choses du monde.
Centuries sur la Charité QUATRIÈME CENTURIE
98. Les amis du Christ aiment sincèrement tous les hommes, mais ne sont pas aimés de tous. Les amis du monde n'aiment pas tous les hommes et ne sont pas aimés de tous. Les amis du Christ persévèrent jusqu'au bout dans leur amour. Les amis du monde, tant qu'ils ne sont pas en désaccord sur les choses du monde.
Centuries sur la Charité QUATRIÈME CENTURIE
 
 AMOUR.............130
Avec le Traité sur la vie ascétique, voici encore, Père Elpidios, un ouvrage sur l'amour que j'envoie à votre Honneur, en quatre centuries : autant que d'évangiles. Il ne répondra peut-être pas à votre attente, j'ai du moins fait tout ce que j'ai pu. Du reste, que votre Sainteté le sache, ce n'est pas un pur fruit de ma pensée : j'ai parcouru les oeuvres des saints pères, et recueilli des extraits qui ramènent l'esprit à mon sujet. Souvent, j'ai résumé en sentences brèves de longs développements, pour que, plus faciles à retenir, ils puissent être embrassés dun seul coup d'oeil. J'envoie ce livre à votre Sainteté, en lui demandant de le lire avec bienveillance, sans chercher autre chose que le profit, d'oublier l'inélégance de mon style et de prier pour le pauvre homme que je suis, si dépourvu d'utilité spirituelle. Je vous prie, en outre, de ne pas croire que j'ai écrit cela pour vous rompre la tête : je n'ai fait qu'exécuter un ordre. (Si je vous parle ainsi, c'est qu'aujourd'hui nous sommes nombreux à nous rompre la tête à force de théorie. Mais à instruire les autres et à nous instruire nous-mêmes par la pratique, fort rares.) Au contraire, appliquez-vous de toutes vos forces à chacun des sentences. Car elle ne sons pas toutes, je crois, faciles à saisir pour tous; mais la plupart ont bien souvent besoin d'une, longue explication, même si l'expression paraît fort simple. Peut-être aussi vous révéleront-elles quelque secret utilité pour l'âme. Mais ce sera entièrement l'effet de la grâce de Dieu et d'une lecture pure de toute curiosité, pleine de crainte de Dieu et d'amour. Mais pour qui ne recherche pas l'utilité spirituelle, et qui au lieu de s'y efforcer comme je viens de dire ou d'une manière analogue, épluche les phrases dans le but de critiquer l'auteur et, par orgueil, d'établir une comparaison flatteuse pour son propre savoir, rien d'utile ne se manifestera jamais nulle part.
Centuries sur la Charité PROLOGUE
Avec le Traité sur la vie ascétique, voici encore, Père Elpidios, un ouvrage sur l'amour que j'envoie à votre Honneur, en quatre centuries : autant que d'évangiles. Il ne répondra peut-être pas à votre attente, j'ai du moins fait tout ce que j'ai pu. Du reste, que votre Sainteté le sache, ce n'est pas un pur fruit de ma pensée : j'ai parcouru les oeuvres des saints pères, et recueilli des extraits qui ramènent l'esprit à mon sujet. Souvent, j'ai résumé en sentences brèves de longs développements, pour que, plus faciles à retenir, ils puissent être embrassés dun seul coup d'oeil. J'envoie ce livre à votre Sainteté, en lui demandant de le lire avec bienveillance, sans chercher autre chose que le profit, d'oublier l'inélégance de mon style et de prier pour le pauvre homme que je suis, si dépourvu d'utilité spirituelle. Je vous prie, en outre, de ne pas croire que j'ai écrit cela pour vous rompre la tête : je n'ai fait qu'exécuter un ordre. (Si je vous parle ainsi, c'est qu'aujourd'hui nous sommes nombreux à nous rompre la tête à force de théorie. Mais à instruire les autres et à nous instruire nous-mêmes par la pratique, fort rares.) Au contraire, appliquez-vous de toutes vos forces à chacun des sentences. Car elle ne sons pas toutes, je crois, faciles à saisir pour tous; mais la plupart ont bien souvent besoin d'une, longue explication, même si l'expression paraît fort simple. Peut-être aussi vous révéleront-elles quelque secret utilité pour l'âme. Mais ce sera entièrement l'effet de la grâce de Dieu et d'une lecture pure de toute curiosité, pleine de crainte de Dieu et d'amour. Mais pour qui ne recherche pas l'utilité spirituelle, et qui au lieu de s'y efforcer comme je viens de dire ou d'une manière analogue, épluche les phrases dans le but de critiquer l'auteur et, par orgueil, d'établir une comparaison flatteuse pour son propre savoir, rien d'utile ne se manifestera jamais nulle part.
Centuries sur la Charité PROLOGUE
1. L'amour est une disposition bonne de l'âme, qui lui fait préférer à tout la connaissance de Dieu. Quant à parvenir à la possession habituelle de cette charité, c'est chose impossible, tant qu'on garde une attache à quelque, objet terrestre.
Centuries sur la Charité PREMIÈRE CENTURIE
2. L'amour naît de la liberté intérieure; la liberté intérieure, de l'espoir en Dieu, l'espoir, de la patience et de la longanimité, celles-ci, de la vigilante maîtrise de soi; la maîtrise de soi, de la crainte de Dieu, et la crainte, de la foi au Christ.
Centuries sur la Charité PREMIÈRE CENTURIE
3. Qui croit au Seigneur craint le châtiment; qui craint le châtiment maîtrise ses passions; qui maîtrise ses passions endure patiemment les afflictions, qui endure patiemment les afflictions acquerra l'espoir en Dieu. Et l'espoir en Dieu sépare l'esprit de toute attache terrestre; et l'esprit, ainsi détaché, possédera l'amour pour Dieu.
Centuries sur la Charité PREMIÈRE CENTURIE
6. Celui qui tient son esprit solidement fixé dans l'amour de Dieu méprise tout le visible et son corps même, comme s'il appartenait à autrui.
Centuries sur la Charité PREMIÈRE CENTURIE
8. Détourner son esprit de l'amour pour Dieu et de l'attention assidue qu'il réclame, pour le tenir fixé à quelque objet sensible, c'est faire passer avant l'âme le corps, et, avant Dieu le Créateur ce qui n'existe que grâce il Lui.
Centuries sur la Charité PREMIÈRE CENTURIE
9. Si la vie de l'esprit, c'est l'illumination de la connaissance, et si cette illumination, c'est l'amour de Dieu qui la produit, on a raison de dire : Au-dessus de l'amour de Dieu, il n'y a rien.
Centuries sur la Charité PREMIÈRE CENTURIE
9. Si la vie de l'esprit, c'est l'illumination de la connaissance, et si cette illumination, c'est l'amour de Dieu qui la produit, on a raison de dire : Au-dessus de l'amour de Dieu, il n'y a rien.
Centuries sur la Charité PREMIÈRE CENTURIE
11. Toutes les vertus aident l'esprit à l'amour brûlant pour Dieu, mais plus que les autres, l'oraison pure. Par elle l'esprit, emporté vers Dieu comme sur des ailes, s'échappe complètement d'entre les créatures .
Centuries sur la Charité PREMIÈRE CENTURIE
12. Quand par l'amour, la connaissance de Dieu ravit l'esprit, et que, échappé d'entre les créatures, cet esprit perçoit l'Infinité divine, alors, comme le divin Isaïe, frappé de stupeur, il prend conscience de sa propre bassesse et répète avec conviction les paroles du prophète : Malheur à moi ! Je suis perdu ! Car je suis un homme aux lèvres souillées, j'habite au milieu d'un peuple aux lèvres souillées et j'ai vu de mes yeux le Roi Seigneur des armées !
Centuries sur la Charité PREMIÈRE CENTURIE
15. Qui constate en son coeur une trace d'inimitié envers quelqu'un, pour une offense quelconque, est complètement étranger à l'amour de Dieu. Amour pour Dieu et haine pour un homme sont de tout point incompatibles.
Centuries sur la Charité PREMIÈRE CENTURIE
15. Qui constate en son coeur une trace d'inimitié envers quelqu'un, pour une offense quelconque, est complètement étranger à l'amour de Dieu. Amour pour Dieu et haine pour un homme sont de tout point incompatibles.
Centuries sur la Charité PREMIÈRE CENTURIE
27. Qui a franchement renoncé aux biens du monde et, sans arrière-pensée, par amour, s'est fat serviteur de son prochain, est bientôt délivré de toute passion et établi participant de l'amour et de la connaissance de Dieu.
Centuries sur la Charité PREMIÈRE CENTURIE
27. Qui a franchement renoncé aux biens du monde et, sans arrière-pensée, par amour, s'est fat serviteur de son prochain, est bientôt délivré de toute passion et établi participant de l'amour et de la connaissance de Dieu.
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28. Qui possède en soi l'amour de Dieu n'a plus de peine à suivre le Seigneur son Dieu, comme dit le divin Jérémie, mais supporte généreusement peines, critiques, violences, sans vouloir à personne le moindre mal.
Centuries sur la Charité PREMIÈRE CENTURIE
29. Si quelqu'un t'a outragé, ou marqué quelque mépris, prends garde aux calculs de la colère, de peur que, à la faveur de ton amertume, ils ne te séparent de l'amour pour t'établir dans les régions de la haine.
Centuries sur la Charité PREMIÈRE CENTURIE
31. Le souvenir du feu ne réchauffe pas le corps. De même une foi sans amour n'opère pas dans l'âme l'illumination de la connaissance.
Centuries sur la Charité PREMIÈRE CENTURIE
32. La Lumière du soleil attire à elle l'oeil sain. De même la connaissance de Dieu attire naturellement à elle, par l'amour, l'esprit purifié.
Centuries sur la Charité PREMIÈRE CENTURIE
34. L'âme est pure quand, délivrée des passions, l'amour de Dieu fait sa joie continuelle.
Centuries sur la Charité PREMIÈRE CENTURIE
38. Amour signifie longanimité et bonté. Donc s'irriter, se montrer méchant, c'est rompre avec l'amour, et rompre avec l'amour, c'est rompre avec Dieu, puisque Dieu est amour.
Centuries sur la Charité PREMIÈRE CENTURIE
38. Amour signifie longanimité et bonté. Donc s'irriter, se montrer méchant, c'est rompre avec l'amour, et rompre avec l'amour, c'est rompre avec Dieu, puisque Dieu est amour.
Centuries sur la Charité PREMIÈRE CENTURIE
38. Amour signifie longanimité et bonté. Donc s'irriter, se montrer méchant, c'est rompre avec l'amour, et rompre avec l'amour, c'est rompre avec Dieu, puisque Dieu est amour.
Centuries sur la Charité PREMIÈRE CENTURIE
38. Amour signifie longanimité et bonté. Donc s'irriter, se montrer méchant, c'est rompre avec l'amour, et rompre avec l'amour, c'est rompre avec Dieu, puisque Dieu est amour.
Centuries sur la Charité PREMIÈRE CENTURIE
39. Ne dites pas, conseille le divin Jérémie : Nous sommes le temple du Seigneur ! (Jer 7,4) - Et toi, ne va pas prétendre qu'à elle seule la foi en Jésus Christ notre Seigneur peut te sauver : entreprise impossible, si par les oeuvres tu n'acquiers son amour. La foi toute seule... Mais les démons ont la foi et la crainte. (Jac 2,19).
Centuries sur la Charité PREMIÈRE CENTURIE
44. Ne souille pas ta chair par des actes honteux, ne salis pas ton âme par des pensées perverses, et la paix de Dieu viendra sur toi, porteuse de l'amour.
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45. Maltraite ta chair par le jeûne et les veilles, vaque sans relâche au chant des psaumes et à l'oraison, et la consécration de la chasteté, viendra sur toi, porteuse de l'amour.
Centuries sur la Charité PREMIÈRE CENTURIE
46. Jugé digne de la divine connaissance et pourvu, grâce à l'amour, de son illumination, jamais plus on ne se laissera emporter par l'esprit de la vaine gloire. Jusque là, on reste pour lui une proie facile. Si donc alors, en toutes les actions que Dieu nous donne d'accomplir, nous nous tournons vers Lui, comme faisant tout à cause de Lui, avec son secours nous échapperons aisément à ce danger.
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47. Qui n'a pas encore obtenu la connaissance divine, fruit de l'amour, s'enorgueillit des actes qu'il accomplit selon Dieu. Mais lorsqu'il en a été jugé digne, c'est avec une conviction profonde qu'il redit les paroles du patriarche Abraham quand il fut gratifié de la manifestation divine : Je ne suis, moi, que terre et cendre. (Gen 19,27).
Centuries sur la Charité PREMIÈRE CENTURIE
48. Qui craint Dieu a pour compagne assidue l'humilité : grâce aux pensées qu'elle lui inspire, il parvient à l'amour et à la reconnaissance pour Dieu. Elle lui rappelle comment autrefois il a vécu selon le monde, les défaillances de toute sorte, les tentations éprouvées depuis sa jeunesse, comment le Seigneur l'a délivré de tout cela et l'a, d'une existence de proie aux passions, fait passer à une vie selon Dieu. Alors, avec la crainte, l'amour le saisit, et il ne cesse, plein d'une humilité profonde, de rendre grâces au bienfaiteur et au guide de notre vie.
Centuries sur la Charité PREMIÈRE CENTURIE
48. Qui craint Dieu a pour compagne assidue l'humilité : grâce aux pensées qu'elle lui inspire, il parvient à l'amour et à la reconnaissance pour Dieu. Elle lui rappelle comment autrefois il a vécu selon le monde, les défaillances de toute sorte, les tentations éprouvées depuis sa jeunesse, comment le Seigneur l'a délivré de tout cela et l'a, d'une existence de proie aux passions, fait passer à une vie selon Dieu. Alors, avec la crainte, l'amour le saisit, et il ne cesse, plein d'une humilité profonde, de rendre grâces au bienfaiteur et au guide de notre vie.
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53. Si tu veux garder l'amour telle que Dieu l'a réglée, ne laisse pas ton frère se coucher avec un sentiment d'amertume envers toi et, de ton côté, ne te couche pas avec un sentiment d'amertume à son égard, mais va te réconcilier avec ton frère, et tu viendras offrir au Christ, avec une conscience pure et dans une oraison fervente, le don de l'amour.
Centuries sur la Charité PREMIÈRE CENTURIE
53. Si tu veux garder l'amour telle que Dieu l'a réglée, ne laisse pas ton frère se coucher avec un sentiment d'amertume envers toi et, de ton côté, ne te couche pas avec un sentiment d'amertume à son égard, mais va te réconcilier avec ton frère, et tu viendras offrir au Christ, avec une conscience pure et dans une oraison fervente, le don de l'amour.
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54. Tous les dons du saint Esprit, sans l'amour, ne servent de rien, selon le divin Apôtre. Aussi, de quel zèle devons-nous faire preuve pour l'acquérir !
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55. L'amour ne fait point de mal au prochain. Aussi envier son frère, s'attrister de sa bonne réputation, éclabousser de traits d'esprit la bonne opinion qu'on a de lui, ou à l'occasion lui tendre un piège par malveillance, n'est-ce pas nécessairement s'exclure de l'amour e tomber sous le coup du jugement éternel ?
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55. L'amour ne fait point de mal au prochain. Aussi envier son frère, s'attrister de sa bonne réputation, éclabousser de traits d'esprit la bonne opinion qu'on a de lui, ou à l'occasion lui tendre un piège par malveillance, n'est-ce pas nécessairement s'exclure de l'amour e tomber sous le coup du jugement éternel ?
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56. La plénitude de la loi, c'est l'amour. Aussi garder rancune à son frère, lui dresser des embûches, lui souhaiter du mal et se réjouir de sa chute, n'est-ce pas nécessairement aller contre la loi et mériter le châtiment éternel ?
Centuries sur la Charité PREMIÈRE CENTURIE
57. Celui qui dénigre son frère el le juge, dénigre et juge la loi. Or, la loi du Christ, c'est l'amour. N'est-il pas fatal, par conséquent, que le médisant s'exclue de l'amour du Christ et se prépare à lui-même le châtiment éternel ?
Centuries sur la Charité PREMIÈRE CENTURIE
57. Celui qui dénigre son frère el le juge, dénigre et juge la loi. Or, la loi du Christ, c'est l'amour. N'est-il pas fatal, par conséquent, que le médisant s'exclue de l'amour du Christ et se prépare à lui-même le châtiment éternel ?
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58. Ne rends pas ton oreille complice d'une méchante langue, ni ta langue d'une oreille qui aime la médisance, en prenant plaisir à parler ou écouter à tort et à travers; tu risquerais de t'exclure de l'amour divin et, pour la vie éternelle, d'être laissé dehors.
Centuries sur la Charité PREMIÈRE CENTURIE
61. Et moi je vous dis : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent, priez pour ceux qui vous calomnient. Pourquoi ces préceptes du Seigneur ? - Pour t'arracher à la haine, à l'amertume, à la colère, la rancune, pour te rendre digne de ce bien suprême qu'est l'amour parfait, bien qu'on ne saurait posséder tant qu'on n'aime pas également tous les hommes, à l'exemple de Dieu qui aime également tous les hommes, veut leur salut à tous, el qu'ils viennent à la connaissance de la vérité.
Centuries sur la Charité PREMIÈRE CENTURIE
62. Et moi je vous dis de ne pas tenir tête au méchant : à qui te frapperait sur la joue droite, tend l'autre aussi. À qui veut plaider pour prendre ta tunique, abandonne jusqu'à ton manteau. À qui peut l'obliger à une marche de mille pas, tiens compagnie pendant deux mille. Pourquoi ces recommandations ? C'est qu'il veut te préserver toujours, toi, de la colère, du trouble et de l'amertume, donner à l'autre une leçon par le spectacle de ton inaltérable patience et vous amener ensemble, dans sa bonté, sous le joug de l'amour.
Centuries sur la Charité PREMIÈRE CENTURIE
64. Parmi les passions, on distingue celles du corps et celles de l'âme. Celles du corps prennent leur origine du corps lui-même; celles de l'âme, des objets extérieurs. Elles sont éliminées par l'amour et la maîtrise de soi, celles de l'âme par l'amour, celles du corps par la maîtrise de soi.
Centuries sur la Charité PREMIÈRE CENTURIE
64. Parmi les passions, on distingue celles du corps et celles de l'âme. Celles du corps prennent leur origine du corps lui-même; celles de l'âme, des objets extérieurs. Elles sont éliminées par l'amour et la maîtrise de soi, celles de l'âme par l'amour, celles du corps par la maîtrise de soi.
Centuries sur la Charité PREMIÈRE CENTURIE
66. Plus difficiles à combattre sont les passions de la la partie irascible de l'âme, plus faciles celles de la partie concupiscible. C'est pourquoi aussi plus énergique est le remède que le Seigneur a donné contre la colère : le précepte de l'amour.
Centuries sur la Charité PREMIÈRE CENTURIE
69. Garde-toi d'accueillir soupçons ou personnes qui tendraient à te scandaliser au sujet de tel ou tel. Car ceux qui, de quelque façon que ce, soit, se font un scandale des événements, voulus ou non,ne connaissent pas la paix, cette route qui par l'amour mène à la connaissance de Dieu ceux qui en sont épris.
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71. La charité parfaite n'admet, entre les hommes qui ont tous même nature, aucune distinction basée sur la différence des caractères. Elle ne voit jamais que cette unique nature, elle aime également tous les hommes, les bons à titre d'amis, les méchants à titre d'ennemis, pour leur faire du bien, les supporter, endurer patiemment tout ce qu'on reçoit de leur part, refusant obstinément d'y voir la malice, allant jusqu'à souffrir pour eux si l'occasion s'en présente. Ainsi peut-être s'en fera-t-on des amis , jamais du moins on ne sera infidèle à soi-même, et sans cesse, à tous les hommes également, on montrera les fruits de l'amour. Notre Dieu et Seigneur Jésus Christ a bien, Lui, montré son Amour en souffrant pour l'humanité entière, et en donnant gratuitement à tout le monde la possibilité de ressusciter un jour, chacun restant maître de mériter la gloire ou le châtiment.
Centuries sur la Charité PREMIÈRE CENTURIE
71. La charité parfaite n'admet, entre les hommes qui ont tous même nature, aucune distinction basée sur la différence des caractères. Elle ne voit jamais que cette unique nature, elle aime également tous les hommes, les bons à titre d'amis, les méchants à titre d'ennemis, pour leur faire du bien, les supporter, endurer patiemment tout ce qu'on reçoit de leur part, refusant obstinément d'y voir la malice, allant jusqu'à souffrir pour eux si l'occasion s'en présente. Ainsi peut-être s'en fera-t-on des amis , jamais du moins on ne sera infidèle à soi-même, et sans cesse, à tous les hommes également, on montrera les fruits de l'amour. Notre Dieu et Seigneur Jésus Christ a bien, Lui, montré son Amour en souffrant pour l'humanité entière, et en donnant gratuitement à tout le monde la possibilité de ressusciter un jour, chacun restant maître de mériter la gloire ou le châtiment.
Centuries sur la Charité PREMIÈRE CENTURIE
73. Écoute ceux qui ont obtenu le don de la parfaite charité, quel langage ils tiennent . Qui nous séparera de l'amour du Christ ? La tribulation ? L'angoisse ? La persécution ? La faim ? Le dénuement ? Le danger ? L'épée ? (Il est bien écrit : à cause de Toi tout le jour nous sommes mis à mort, on nous regarde comme des moutons de boucherie !) - Mais dans toutes ces épreuves nous sommes plus que vainqueurs, grâce à Celui qui nous a aimés. Oui, je suis bien sûr que ni mort, ni vie, ni anges, ni principautés, ni puissances, ni présent, ni avenir, ni hauteur, ni profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu qui est dans le Christ notre Seigneur ! (Rom 8,35-39)
Centuries sur la Charité PREMIÈRE CENTURIE
73. Écoute ceux qui ont obtenu le don de la parfaite charité, quel langage ils tiennent . Qui nous séparera de l'amour du Christ ? La tribulation ? L'angoisse ? La persécution ? La faim ? Le dénuement ? Le danger ? L'épée ? (Il est bien écrit : à cause de Toi tout le jour nous sommes mis à mort, on nous regarde comme des moutons de boucherie !) - Mais dans toutes ces épreuves nous sommes plus que vainqueurs, grâce à Celui qui nous a aimés. Oui, je suis bien sûr que ni mort, ni vie, ni anges, ni principautés, ni puissances, ni présent, ni avenir, ni hauteur, ni profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu qui est dans le Christ notre Seigneur ! (Rom 8,35-39)
Centuries sur la Charité PREMIÈRE CENTURIE
74. Et sur l'amour du prochain, écoute aussi : Je dis la vérité dans le Christ, je ne mens pas, ma conscience m'en rend témoignage par le saint Esprit c'est pour moi une tristesse immense, un chagrin incessant dans mon coeur. Je souhaiterais d'être rejeté loin du Christ pour mes frères, ceux de ma race, de ma chair, ceux d'Israël, et la suite... De même Moïse et les autres saints. (Ibid., IX, 1-3).
Centuries sur la Charité PREMIÈRE CENTURIE
81. Y a deux craintes de Dieu : l'une, qui naît en nous sous la menace du châtiment, el engendre tour à tour la maîtrise de soi, la confiance en Dieu, la liberté intérieure, mère de l'amour; l'autre, compagne inséparable de l'amour même, qui entretient sans cesse dans l'âme le respect, de peur que la familiarité inhérente à l'amour ne dégénère en mésestime de Dieu.
Centuries sur la Charité PREMIÈRE CENTURIE
81. Y a deux craintes de Dieu : l'une, qui naît en nous sous la menace du châtiment, el engendre tour à tour la maîtrise de soi, la confiance en Dieu, la liberté intérieure, mère de l'amour; l'autre, compagne inséparable de l'amour même, qui entretient sans cesse dans l'âme le respect, de peur que la familiarité inhérente à l'amour ne dégénère en mésestime de Dieu.
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81. Y a deux craintes de Dieu : l'une, qui naît en nous sous la menace du châtiment, el engendre tour à tour la maîtrise de soi, la confiance en Dieu, la liberté intérieure, mère de l'amour; l'autre, compagne inséparable de l'amour même, qui entretient sans cesse dans l'âme le respect, de peur que la familiarité inhérente à l'amour ne dégénère en mésestime de Dieu.
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82. La première sorte de crainte, l'amour parfait la chasse de l'âme qui, la possédant, ne craint plus le châtiment; mais la seconde, comme je viens de le dire, se joint à elle et la garde toujours. À la première s'appliquent les textes : La crainte du Seigneur détourne toujours du mal. La crainte du Seigneur est le commencement de la sagesse. (Pro 15,27) Et à la seconde : La crainte du Seigneur est pure et demeure à jamais. Rien ne manque à ceux qui le craignent. (Pro 1,7)
Centuries sur la Charité PREMIÈRE CENTURIE
3. Les passions qui subjuguent l'esprit le lient aux objets matériels, le séparent de Dieu en l'occupant tout entier de ces objets. Mais si l'amour de Dieu prend le dessus, il le délivre de ces liens et lui fait mépriser non seulement les objets sensibles, mais même notre vie temporelle.
Centuries sur la Charité DEUXIÈME CENTURIE
6. Au sommet de l'oraison pure, on distingue deux états, l'un pour les actifs, l'autre pour les contemplatifs. Le premier est dans l'âme l'effet de la crainte de Dieu et de la bonne espérance, le second, de l'ardeur de l'amour divin et de la purification totale. Indices du premier état : l'esprit se recueille, s'abstrait de toutes les pensées du monde et, dans la pensée que Dieu est présent - et il l'est en effet - fait oraison sans distraction ni trouble. Indices du second : l'esprit est ravi, dans l'élan même de la prière, par l'infinie lumière de Dieu; il perd tout sentiment et de lui-même et des autres êtres, excepté de Celui qui par l'amour opère en lui cette illumination. Alors aussi, attiré par les propriétés de Dieu, il acquiert de lui des notions pures et pénétrantes.
Centuries sur la Charité DEUXIÈME CENTURIE
6. Au sommet de l'oraison pure, on distingue deux états, l'un pour les actifs, l'autre pour les contemplatifs. Le premier est dans l'âme l'effet de la crainte de Dieu et de la bonne espérance, le second, de l'ardeur de l'amour divin et de la purification totale. Indices du premier état : l'esprit se recueille, s'abstrait de toutes les pensées du monde et, dans la pensée que Dieu est présent - et il l'est en effet - fait oraison sans distraction ni trouble. Indices du second : l'esprit est ravi, dans l'élan même de la prière, par l'infinie lumière de Dieu; il perd tout sentiment et de lui-même et des autres êtres, excepté de Celui qui par l'amour opère en lui cette illumination. Alors aussi, attiré par les propriétés de Dieu, il acquiert de lui des notions pures et pénétrantes.
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9. Voici les cinq motifs, louables ou non, pour lesquels un homme, peut aimer un autre homme : 1) pour l'amour de Dieu : ainsi le juste qui aime tout le monde, ou l'homme qui, sans être encore juste lui-même, aime les justes; 2) par un instinct naturel, comme les parents aiment leurs enfants, et réciproquement; 3) par vanité celui qui reçoit des louanges aime celui qui les donne; 4) par cupidité : on aime le riche dont on reçoit de l'argent; 5) par amour du plaisir : cas de ceux qui ne pensent que bonne chère et plaisir sexuel. Le premier motif est bon, le second indifférent, les autres viciés par la passion.
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9. Voici les cinq motifs, louables ou non, pour lesquels un homme, peut aimer un autre homme : 1) pour l'amour de Dieu : ainsi le juste qui aime tout le monde, ou l'homme qui, sans être encore juste lui-même, aime les justes; 2) par un instinct naturel, comme les parents aiment leurs enfants, et réciproquement; 3) par vanité celui qui reçoit des louanges aime celui qui les donne; 4) par cupidité : on aime le riche dont on reçoit de l'argent; 5) par amour du plaisir : cas de ceux qui ne pensent que bonne chère et plaisir sexuel. Le premier motif est bon, le second indifférent, les autres viciés par la passion.
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10. Un tel, tu le détestes, cet autre, tu ne l'aimes, ni ne le hais; celui-ci, tu l'aimes, mais très modérément; celui-là, tu l'aimes intensément... A ces différences, reconnais que tu es loin de l'amour parfait qui se propose d'aimer également tous les hommes.
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14. L'esprit commence-t-il à progresser dans l'amour de Dieu ? Le démon va chercher à le pousser au blasphème, lui suggérant des pensées qu'un homme ne saurait trouver par lui-même, et qui ne peuvent venir que du diable, leur père. S'il en use ainsi, c'est que, jaloux de l'ami de Dieu, il veut qu'à la vue de telles pensées, il se désespère et n'ose plus, par sa prière accoutumée, s'envoler vers Dieu. Mais le destructeur n'en tire aucun avantage pour le but qu'il se propose : au contraire, il nous affermit davantage. Car après attaques et contre-attaques, nous retrouvons notre amour pour Dieu plus sûr, plus sincère. Que son épée lui perce le coeur, et que ses flèches se brisent !
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14. L'esprit commence-t-il à progresser dans l'amour de Dieu ? Le démon va chercher à le pousser au blasphème, lui suggérant des pensées qu'un homme ne saurait trouver par lui-même, et qui ne peuvent venir que du diable, leur père. S'il en use ainsi, c'est que, jaloux de l'ami de Dieu, il veut qu'à la vue de telles pensées, il se désespère et n'ose plus, par sa prière accoutumée, s'envoler vers Dieu. Mais le destructeur n'en tire aucun avantage pour le but qu'il se propose : au contraire, il nous affermit davantage. Car après attaques et contre-attaques, nous retrouvons notre amour pour Dieu plus sûr, plus sincère. Que son épée lui perce le coeur, et que ses flèches se brisent !
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16. La passion est un mouvement de l'âme contre nature, par suite d'un amour sans raison, ou d'une aversion irréfléchie pour un objet sensible quelconque, ou à cause de lui. Amour sans raison, par exemple, de la bonne chère, d'une femme, d'une fortune, d'une renommée qui passe, de n'importe quel objet sensible, ou bien d'autre chose à cause de cet objet. Aversion aveugle, soit pour un de ces objets, soit pour un autre à cause de lui.
Centuries sur la Charité DEUXIÈME CENTURIE
16. La passion est un mouvement de l'âme contre nature, par suite d'un amour sans raison, ou d'une aversion irréfléchie pour un objet sensible quelconque, ou à cause de lui. Amour sans raison, par exemple, de la bonne chère, d'une femme, d'une fortune, d'une renommée qui passe, de n'importe quel objet sensible, ou bien d'autre chose à cause de cet objet. Aversion aveugle, soit pour un de ces objets, soit pour un autre à cause de lui.
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25. La récompense de la maîtrise de soi, c'est la liberté intérieure; celle de la foi, la connaissance. Or, de la liberté intérieure naît le discernement, et de la connaissance l'amour de Dieu. .26. Marchant droit dans la voie de l'action, l'esprit progresse vers la prudence; dans celle de la contemplation, vers la connaissance. La première, en effet, conduit le Iutteur au discernement du bien et du mal; la seconde mène l'initié à saisir les raisons des êtres corporels et incorporels. Mais pour obtenir le don de science divine, il faudra, sur les ailes de l'amour, avoir dépassé tous les degrés qu'on vient d'énumérer, être en Dieu; et alors, autant qu'il est possible à un esprit humain, par l'Esprit saint on pénétrera à fond la nature de ses attributs divins.
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25. La récompense de la maîtrise de soi, c'est la liberté intérieure; celle de la foi, la connaissance. Or, de la liberté intérieure naît le discernement, et de la connaissance l'amour de Dieu. .26. Marchant droit dans la voie de l'action, l'esprit progresse vers la prudence; dans celle de la contemplation, vers la connaissance. La première, en effet, conduit le Iutteur au discernement du bien et du mal; la seconde mène l'initié à saisir les raisons des êtres corporels et incorporels. Mais pour obtenir le don de science divine, il faudra, sur les ailes de l'amour, avoir dépassé tous les degrés qu'on vient d'énumérer, être en Dieu; et alors, autant qu'il est possible à un esprit humain, par l'Esprit saint on pénétrera à fond la nature de ses attributs divins.
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47. Certains remèdes immobilisent les passions, les empêchent de se mettre en branle et de s'intensifier; d'autres les affaiblissent, les réduisent. Ainsi le jeûne, les durs travaux, les veilles empêchent la convoitise de prendre force; la solitude, la contemplation, la prière, l'affaiblissent et tendent à la détruire. De même pour la colère : la longanimité, l'oubli des injures, la douceur l'immobilisent, l'empêchent de prendre force, l'amour, l'aumône, la bonté, la bienfaisance la réduisent peu à peu.
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48. Chez l'homme dont l'esprit est tout entier tourné vers Dieu, même la convoitise donne des forces à l'amour brûlant pour Dieu, même la puissance irascible se porte d'une pièce vers la charité divine. C'est qu'a la longue, la participation a l'illumination divine l'a rendu lumineux lui-même et concentrant en soi toute la force de ses puissances inférieures, il l'a tournée vers un amour brûlant, insatiable, comme je viens de le dire, et une charité sans limite pour Dieu, la convertissant totalement du terrestre au divin.
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48. Chez l'homme dont l'esprit est tout entier tourné vers Dieu, même la convoitise donne des forces à l'amour brûlant pour Dieu, même la puissance irascible se porte d'une pièce vers la charité divine. C'est qu'a la longue, la participation a l'illumination divine l'a rendu lumineux lui-même et concentrant en soi toute la force de ses puissances inférieures, il l'a tournée vers un amour brûlant, insatiable, comme je viens de le dire, et une charité sans limite pour Dieu, la convertissant totalement du terrestre au divin.
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49. Ne garder ni envie, ni colère, ni rancune contre l'offenseur, ce n'est pas encore avoir pour lui l'amour. On peut, sans charité, aucune, éviter de rendre le mal pour le mal, parce que c'est la loi, mais on n'ira pas, spontanément, rendre le bien pour le mal, car cette disposition de faire du bien à ceux qui nous détestent est propre au parfait amour spirituel.
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49. Ne garder ni envie, ni colère, ni rancune contre l'offenseur, ce n'est pas encore avoir pour lui l'amour. On peut, sans charité, aucune, éviter de rendre le mal pour le mal, parce que c'est la loi, mais on n'ira pas, spontanément, rendre le bien pour le mal, car cette disposition de faire du bien à ceux qui nous détestent est propre au parfait amour spirituel.
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50. Ne pas aimer quelqu'un, ce n'est pas pour autant le haïr; pas pus que ne pas le haïr, ce n'est pour autant l'aimer. On peut être à son égard comme entre deux : n'aimer ni ne haïr. Car l'amour habituel, il faut pour le produire une des cinq causes - bonnes, indifférentes, mauvaises - énumérées dans la présente centurie, sentence 9.
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52. L'esprit uni à Dieu, et de manière habituelle, par la prière et l'amour, acquiert sagesse, bonté, puissance, bienfaisance, libéralité, grandeur d'âme.., bref, il porte en lui-même, pour ainsi dire, les attributs de Dieu. Mais qu'il abandonne ces dispositions pour s'orienter vers les objets matériels, il deviendra vite un véritable animal, s'il ne cherche que son plaisir, et même un animal sauvage, si pour ces objets il entre en lutte avec les autres.
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54. Est moine celui qui a séparé son esprit du monde matériel pour s'attacher fermement à Dieu par la maîtrise de soi, l'amour, le chant des psaumes, la prière.
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57. On distingue vertus du corps et vertus de l'âme. Du corps : jeûne, veilles, coucher sur la dure, service des autres, travail manuelle, pour n'être à charge à personne ou pour faire l'aumône, etc... De l'âme : amour, longanimité, douceur, tempérance, prière, etc. Si un obstacle, l'état de notre corps, la fatigue ou autre chose nous rend une fois ou l'autre incapables de pratiquer les premières, le Seigneur, qui voit les causes, nous en tient quittes. Mais si nous ne pratiquons pas celles de l'âme, nous sommes sans excuse, car elles ne connaissent aucun obstacle.
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58. L'amour de Dieu, quand on le possède, porte au mépris de tout plaisir qui passe, de tout labeur, de tout chagrin. A preuve les saints, qui tous ont souffert pour le Christ.
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70. Si la puissance concupiscible de l'âme est trop souvent excitée, elle crée en elle une propension habituelle au plaisir, dont on aura peine à se défaire. Si l'irascible est constamment troublée, elle rend l'esprit peureux et lâche. Le remède, c'est dans le premier cas la pratique assidue du jeûne, des veilles, de la prière, dans le second la bonté, la bienfaisance, l'amour et la miséricorde.
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76. De ces accidents qui modifient les choses, nous avons des exemples et dans le monde de l'âme, et dans celui du corps, et dans celui qui entoure le corps. Monde de l'âme; oubli ou souvenir, amour ou haine, timidité ou audace, tristesse ou joie, etc. Monde du corps : plaisir ou douleur, agilité ou infirmité, santé ou maladie, vie ou mort, et ainsi de suite... Monde extérieur : fécondité ou stérilité, richesse ou pauvreté, célébrité, ou obscurité, etc... De ces contraires, les hommes appellent l'un un bien, l'autre un mal; mais de soi, ils n'ont rien de mauvais; c'est l'usage qu'on en fait qui les rend à proprement parler soit mauvais, soit bons.
Centuries sur la Charité DEUXIÈME CENTURIE
81. Cinq causes peuvent détourner l'âme du péché : le respect humain, la crainte du jugement, l'espoir de la récompense, l'amour de Dieu, enfin le remords de la conscience.
Centuries sur la Charité DEUXIÈME CENTURIE
85. Certains prétendent que les démons viennent toucher pendant le sommeil les parties honteuses, ce qui émeut les passions de Iuxure; puis cette passion mise en branle suscite à travers la mémoire jusqu'en l'esprit une image de femme. Pour d'autres, ces mêmes démons apparaîtraient à l'esprit sous forme de femmes, toucheraient les parties honteuses pour provoquer le désir; et ainsi surgiraient les images. Pour d'autres au contraire, c'est la passion propre du démon qui, lorsqu'il s'approche, excite la nôtre; et pendant qu'elle suscite les images dans la mémoire, l'âme s'attache aux pensées. On pourrait en dire autant de toutes les images passionnées et expliquer leur apparition de telle ou telle manière. Une chose est certaine; c'est qu'en aucun cas les démons n'acquièrent le pouvoir d'exciter une passion, qu'on dorme ou qu'on veille, si l'amour et la maîtrise de soi résident dans l'âme.
Centuries sur la Charité DEUXIÈME CENTURIE
3. C'est dans la mesure où nous usons mai des puissances de notre âme : concupiscible, irascible eu raisonnable, que les vices s'installent en elles, dans la partie raisonnable, l'ignorance et la sottise; dans l'irascible et la concupiscible, la haine et la débauche. Leur bon usage au contraire produit connaissance et prudence, amour et chasteté. Par conséquent, rien n'est mauvais parmi les créatures de Dieu.
Centuries sur la Charité TROISIÈME CENTURIE
14. Ne te compare pas aux plus faibles, mais efforce-toi toujours plus à pratiquer le commandement de l'amour. En te comparant aux plus faibles, tu tombes dans la présomption; en t'efforçant d'observer le précepte, tu marches vers le sommet de l'humilité.
Centuries sur la Charité TROISIÈME CENTURIE
20. En général, les pensées passionnées tantôt excitent dans l'âme la partie concupiscible, tantôt bouleversent l'irascible, tantôt obscurcissent la raisonnable. Le résultat, c'est l'aveuglement de l'esprit pour la contemplation spirituelle et pour l'envol de la prière. C'est pourquoi le moine, et particulièrement le solitaire, doit surveiller exactement ses pensées pour en reconnaître et supprimer les causes. Et voici comment les reconnaître : quand des images de femmes, auxquelles se mêle la passion, excitent la puissance concupiscible, la cause en est l'intempérance dans le boire et le manger, jointe à de fréquents entretiens, que rien ne justifie, avec des femmes; la suppression de ces causes s'obtient par la faim, la soif, les veilles et la solitude. Quand la puissance irascible, à son tour, se trouble au souvenir passionné d'offenses reçues, la cause en est l'amour du plaisir, la vanité, l'attachement, aux objets matériels. (Car ce qui afflige l'homme qui n'a pas la liberté intérieure, c'est d'en être privé ou de ne pouvoir les atteindre.) La suppression de ces causes s'obtient par le mépris - un mépris absolu - de ces bagatelles, par amour pour Dieu.
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20. En général, les pensées passionnées tantôt excitent dans l'âme la partie concupiscible, tantôt bouleversent l'irascible, tantôt obscurcissent la raisonnable. Le résultat, c'est l'aveuglement de l'esprit pour la contemplation spirituelle et pour l'envol de la prière. C'est pourquoi le moine, et particulièrement le solitaire, doit surveiller exactement ses pensées pour en reconnaître et supprimer les causes. Et voici comment les reconnaître : quand des images de femmes, auxquelles se mêle la passion, excitent la puissance concupiscible, la cause en est l'intempérance dans le boire et le manger, jointe à de fréquents entretiens, que rien ne justifie, avec des femmes; la suppression de ces causes s'obtient par la faim, la soif, les veilles et la solitude. Quand la puissance irascible, à son tour, se trouble au souvenir passionné d'offenses reçues, la cause en est l'amour du plaisir, la vanité, l'attachement, aux objets matériels. (Car ce qui afflige l'homme qui n'a pas la liberté intérieure, c'est d'en être privé ou de ne pouvoir les atteindre.) La suppression de ces causes s'obtient par le mépris - un mépris absolu - de ces bagatelles, par amour pour Dieu.
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39. Amour et maîtrise de soi gardent l'esprit libre en face des objets et de leurs représentations.
Centuries sur la Charité TROISIÈME CENTURIE
50. Si nous aimons sincèrement Dieu, notre charité même chasse nos passions. Or, aimer Dieu, c'est Le préférer, Lui, au monde, et l'âme à la chair, ce qui se traduit par le mépris des choses du monde, une attention continuelle à Dieu, par la maîtrise de soi, par l'amour, la prière, le chant des psaumes.
Centuries sur la Charité TROISIÈME CENTURIE
65. Le mépris des plaisirs provient, soit de la crainte, soit de l'espérance, soit de la connaissance, soit de l'amour de Dieu.
Centuries sur la Charité TROISIÈME CENTURIE
71. Passion d'amour blâmable, celle qui occupe l'esprit aux réalités matérielles; passion d'amour louable, celle qui l'attache au divin. Car en général, lorsqu'il s'arrête à un objet, l'esprit est à l'aise et là où il est à l'aise viennent converger ses désirs et son amour; soit vers les réalités divines et spirituelles qui lui conviennent en propre, soit vers les réalités et passions charnelles.
Centuries sur la Charité TROISIÈME CENTURIE
71. Passion d'amour blâmable, celle qui occupe l'esprit aux réalités matérielles; passion d'amour louable, celle qui l'attache au divin. Car en général, lorsqu'il s'arrête à un objet, l'esprit est à l'aise et là où il est à l'aise viennent converger ses désirs et son amour; soit vers les réalités divines et spirituelles qui lui conviennent en propre, soit vers les réalités et passions charnelles.
Centuries sur la Charité TROISIÈME CENTURIE
71. Passion d'amour blâmable, celle qui occupe l'esprit aux réalités matérielles; passion d'amour louable, celle qui l'attache au divin. Car en général, lorsqu'il s'arrête à un objet, l'esprit est à l'aise et là où il est à l'aise viennent converger ses désirs et son amour; soit vers les réalités divines et spirituelles qui lui conviennent en propre, soit vers les réalités et passions charnelles.
Centuries sur la Charité TROISIÈME CENTURIE
77. Voici pourquoi l'on souffre avec patience : pour l'amour de Dieu, par espoir de la récompense, par crainte du châtiment, par respect humain; par tempérament, pour un plaisir, pour un bénéfice, par vaine gloire, par nécessité.
Centuries sur la Charité TROISIÈME CENTURIE
90. Ressens-tu de la rancune contre quelqu'un ? Prie pour lui, et tu briseras l'élan de la passion, la prière purifiant de toute amertume le souvenir du mal que t'a fait cet homme. Puis, parvenu à l'amour et à la bienveillance pour le prochain, tu élimineras de ton âme toute trace de passion. Si c'est un autre qui a contre toi de la rancune, fais-toi aimable et humble à son égard, traite-le bien, et tu le délivreras de sa passion.
Centuries sur la Charité TROISIÈME CENTURIE
100. Le temps se divise en trois périodes. La foi s'étend à toutes les trois, l'espérance à la première, l'amour aux deux autres. La foi et l'espérance ne durent que jusqu'à un certain moment; mais l'amour, au long des siècles infinis, dans la super-union au Super-infini, demeure sur-augmentant sans cesse. Aussi la plus grande des trois, c'est l'amour. (1 Cor 13,13).
Centuries sur la Charité TROISIÈME CENTURIE
100. Le temps se divise en trois périodes. La foi s'étend à toutes les trois, l'espérance à la première, l'amour aux deux autres. La foi et l'espérance ne durent que jusqu'à un certain moment; mais l'amour, au long des siècles infinis, dans la super-union au Super-infini, demeure sur-augmentant sans cesse. Aussi la plus grande des trois, c'est l'amour. (1 Cor 13,13).
Centuries sur la Charité TROISIÈME CENTURIE
100. Le temps se divise en trois périodes. La foi s'étend à toutes les trois, l'espérance à la première, l'amour aux deux autres. La foi et l'espérance ne durent que jusqu'à un certain moment; mais l'amour, au long des siècles infinis, dans la super-union au Super-infini, demeure sur-augmentant sans cesse. Aussi la plus grande des trois, c'est l'amour. (1 Cor 13,13).
Centuries sur la Charité TROISIÈME CENTURIE
15. Les motivements de I'âme sont raisonnables quand sa partie concupiscible est commandée par la tempérance; quand sa partie irascible se fixe dans l'amour, en s'écartant de la haine; quand sa partie raisonnable demeure auprès de Dieu par la prière et la contemplation spirituelle.
Centuries sur la Charité QUATRIÈME CENTURIE
16. Il ne possède pas encore la charité parfaite, ni la connaissance profonde de la Providence divine, celui qui, au moment de l'épreuve, s'écarte de l'amour pour ses frères spirituels.
Centuries sur la Charité QUATRIÈME CENTURIE
17. Unifier, par la foi vraie et l'amour spirituel, ceux que le vice a jetés dans de multiples divisions, voilà le dessein de la Providence divine. C'est pour cela qu'a souffert le Sauveur, pour que, les enfants de Dieu qui avaient été dispersés, il les ramenât à l'unité. (Jn 11,52). Aussi ne pas endurer les incommodités, ne pas supporter les chagrins, perdre patience sous les peines, c'est quitter la voie de l'amour divin et des Intentions de la Providence.
Centuries sur la Charité QUATRIÈME CENTURIE
17. Unifier, par la foi vraie et l'amour spirituel, ceux que le vice a jetés dans de multiples divisions, voilà le dessein de la Providence divine. C'est pour cela qu'a souffert le Sauveur, pour que, les enfants de Dieu qui avaient été dispersés, il les ramenât à l'unité. (Jn 11,52). Aussi ne pas endurer les incommodités, ne pas supporter les chagrins, perdre patience sous les peines, c'est quitter la voie de l'amour divin et des Intentions de la Providence.
Centuries sur la Charité QUATRIÈME CENTURIE
18. La charité est longanime, bienveillante... Aussi, perdre courage sous les chagrins qui surviennent, et pour cela se montrer méchant envers ceux qui en sont cause, s'écarter de l'amour à leur égard, n'est-ce pas se soustraire aux Intentions de la Providence divine ?
Centuries sur la Charité QUATRIÈME CENTURIE
19. Veille sur toi-même, de peur que le mal qui te sépare de ton frère ne se découvre un jour, non pas en ton frère, mais en toi. Hâte-toi de te réconcilier avec lui, crainte de manquer au commandement de l'amour.
Centuries sur la Charité QUATRIÈME CENTURIE
21. Envier, ou être envié; causer un dommage, ou le subir, offenser ou être offensé; arrêter sa pensée sur un soupçon, voilà ce qui fait obstacle à l'amour entre amis. Puisses-tu donc n'avoir jamais rien fait ni subi de tel, qui t'ait écarté de la charité envers ton ami !
Centuries sur la Charité QUATRIÈME CENTURIE
22. Ton frère a été pour toi occasion d'épreuve, et la tristesse t'a conduit à la haine ? Ne te laisse pas vaincre par la haine, mais triomphe de la haine par l'amour. Et voici comment : en priant Dieu sincèrement pour lui, en acceptant qu'on l'excuse, ou en te faisant toi-même son défenseur; en prenant sur toi la responsabilité de ton épreuve et en la supportant avec courage jusqu'à ce que le nuage soit dissipé.
Centuries sur la Charité QUATRIÈME CENTURIE
25. Garde-toi de prendre à la légère la perte de l'amour spirituel, car pour les hommes il n'est pas d'autre voie de salut.
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32. Ne blesse jamais ton frère par des paroles ambiguës, de peur qu'il ne te réponde du tac au tac, et que vous ne sortiez tous deux de la disposition de charité. Mais, avec la franchise de l'amour, va, reprends-le : et, supprimées les causes du malaise, vous serez délivrés tous deux du trouble et de l'amertume.
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36. L'ineffable paix des saints anges est faite de ces deux dispositions : amour de Dieu, amour mutuel. Et ainsi de tous les saints qui furent jamais. Vérification splendide des paroles de notre Sauveur : A ces deux commandements sont suspendus toute la loi el les prophètes. (Mt 22,40).
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36. L'ineffable paix des saints anges est faite de ces deux dispositions : amour de Dieu, amour mutuel. Et ainsi de tous les saints qui furent jamais. Vérification splendide des paroles de notre Sauveur : A ces deux commandements sont suspendus toute la loi el les prophètes. (Mt 22,40).
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40. Toujours l'amour de Dieu donne volontiers à l'esprit des ailes pour aller vers Dieu; l'amour du prochain dispose à toujours penser du bien de lui.
Centuries sur la Charité QUATRIÈME CENTURIE
40. Toujours l'amour de Dieu donne volontiers à l'esprit des ailes pour aller vers Dieu; l'amour du prochain dispose à toujours penser du bien de lui.
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44. Veux-tu être juste ? Donne à chacune des deux parties dont tu es constitué - je veux dire ton âme et ton corps - ce qui lui convient. A la partie raisonnable de l'âme, les lectures et contemplations spirituelles et la prière; à l'irascible, l'amour spirituel, adversaire de la haine; à la concupiscible, la chasteté et la tempérance; à la chair, nourriture et vêtement, seuls indispensables.
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55. Qui aime le Christ l'imite en tout tant qu'il peut. Ainsi le Christ n'a cessé de faire du bien aux hommes; devant l'ingratitude et le blasphème, Il a gardé la longanimité; outragé et mis à mort, Il est resté patient, sans jamais rejeter le mal sur personne. Voilà les trois grands actes de l'amour du prochain, sans lesquels celui qui prétend aimer le Christ ou posséder son royaume est dans l'illusion : Ce n'est pas celui qui Me dit : Maître, Maître, qui entrera dans mon royaume, mais celui qui fait la Volonté de mon Père; (Mt 7,21) ou encore : Celui qui M'aime gardera aussi mes commandements. (Jn 14,15).
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56. Tout le but des préceptes du Sauveur, c'est d'arracher l'esprit au désordre et à la haine, pour le mener a son amour et à celui du prochain. D'où jaillit comme un éclair l'acte de la sainte connaissance.
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59. Puisque la connaissance enfle et que l'amour édifie, joins connaissance et amour, et, pur d'orgueil, vrai bâtisseur spirituel, tu t'édifieras toi-même et tous ceux qui t'approcheront.
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59. Puisque la connaissance enfle et que l'amour édifie, joins connaissance et amour, et, pur d'orgueil, vrai bâtisseur spirituel, tu t'édifieras toi-même et tous ceux qui t'approcheront.
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60. L'amour tient son pouvoir d'édification de ce qu'elle n'est ni envieuse, ni amère contre les envieux; de ce qu'elle ne fait pas montre de ce qu'on lui envie et ne pense même pas quelle l'a déjà acquis, mais, lorsqu'elle ne sait pas, avoue sans fausse honte son ignorance. Ainsi elle rend l'esprit exempt d'orgueil et le prépare sans cesse à progresser dans la connaissance.
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61. Il est en quelque sorte naturel que, surtout au début, la connaissance tire après soi la présomption et l'envie, la présomption à l'intérieur seulement, l'envie et a l'intérieur et à l'extérieur (à l'intérieur, contre ceux qui la possèdent, à l'extérieur, chez eux). La charité donc supprime ces trois défauts : la présomption, puisqu'elle n'enfle pas; l'envie intérieure, puisqu'elle n'est pas envieuse; l'envie à l'extérieur, puisqu'elle est patiente et bonne. Il est donce nécessaire à qui possède la connaissance d'avoir aussi l'amour afin de garder toujours son esprit sans blessure.
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62. Si, jugé digne de la connaissance, on garde contre un homme de l'amertume ou de la rancune, on de l'aversion, c'est comme si l'on se blessait les veux aux buissons et aux ronces. C'est pourquoi la connaissance a besoin nécessairement de l'amour.
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68. Qui garde le célibat ou la virginité doit nécessairement avoir les reins ceints el la lampe allumée, les reins par la mortification, la lampe par l'oraison, la contemplation, l'amour spirituel.
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69. Certains frères se croient exclus des grâces du saint Esprit. C'est qu'ils ignorent, à cause de leur négligence à pratiquer les commandements, que quiconque garde très pure la foi au Christ, possède en soi, en bloc, tous les dons divins. Notre paresse nous tenant éloignés de l'amour effectif pour Lui, qui nous manifeste les trésors divins cachés en nous, il est normal que nous nous croyions exclus des dons divins.
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74. Dans l'Écriture, les vertus sont appelées des chemins. Or, la reine des vertus, c'est l'amour. D'où le mot de l'Apôtre : Je vous montre un chemin bien meilleur, un chemin qui fait tourner le dos aux objets matériels et empêche de préférer jamais le temporel à l'éternel.
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75. L'amour de Dieu est l'adversaire de la convoitise : c'est lui qui amène l'esprit à s'abstenir des plaisirs. L'amour du prochain, lui, s'oppose à la colère : c'est lui qui rend indifférent à la gloire et à la fortune. Voici les deux deniers que le Sauveur a donné à l'hôtelier pour qu'il le soigne. Mais veille à ne pas te montrer ingrat en l'associant aux brigands, sinon tu seras de nouveau assailli et laissé non plus à demi, mais tout à fait mort.
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75. L'amour de Dieu est l'adversaire de la convoitise : c'est lui qui amène l'esprit à s'abstenir des plaisirs. L'amour du prochain, lui, s'oppose à la colère : c'est lui qui rend indifférent à la gloire et à la fortune. Voici les deux deniers que le Sauveur a donné à l'hôtelier pour qu'il le soigne. Mais veille à ne pas te montrer ingrat en l'associant aux brigands, sinon tu seras de nouveau assailli et laissé non plus à demi, mais tout à fait mort.
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80. Par l'amour mets un frein à la puissance irascible de ton âme; par la tempérance, mortifie la concupiscible; par l'oraison donne l'essor à la raisonnable et la lumière de ton esprit ne s'obscurcira jamais.
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91. Les préceptes du Seigneur nous apprennent à user raisonnablement des choses indifférentes. Or, l'usage raisonnable des choses indifférentes établit l'âme dans la pureté, l'état de pureté produit lu, discernement, le discernement produit la liberté intérieure, et la liberté intérieure l'amour parfait.
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96. Il y a quatre principales sortes de déréliction divine : la première, qui est dans le plan rédempteur, comme celle dont le Seigneur a été l'objet, cette déréliction apparente a pour but le salut de ceux qu'elle atteint. La seconde est une épreuve, comme ce fut le cas de Job et de Joseph; elle eut pour résultat de relever, dans le premier, un héros de courage, dans le second, une colonne de chasteté. La troisième vise à la formation spirituelle, comme par exemple celle de l'Apôtre, dont l'effet fut de lui conserver, en l'humiliant, ses grâces immenses. La quatrième, par aversion; c'est le cas des juifs, que le châtiment devait courber sous le repentir. Tous salutaires sont, ces quatre modes de déréliction, et pleins de la bonté de Dieu et de son Amour pour l'homme.
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98. Les amis du Christ aiment sincèrement tous les hommes, mais ne sont pas aimés de tous. Les amis du monde n'aiment pas tous les hommes et ne sont pas aimés de tous. Les amis du Christ persévèrent jusqu'au bout dans leur amour. Les amis du monde, tant qu'ils ne sont pas en désaccord sur les choses du monde.
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100. Beaucoup ont parlé de la charité, et abondamment. Mais si tu la cherches, elle, tu ne la trouveras que chez les disciples du Christ, les seuls qui aient pour maître en charité la Charité véritable, celle dont on a dit : Quand j'aurais le don de prophétie, que je contemplerais tous les mystères el posséderais toute connaissance, si je n'ai pas l'amour, je ne suis rien. (1 Cor 13,2) Aussi bien, qui possède l'amour possède Dieu même, puisque Dieu est amour. (1 Jn 4,46). A Lui gloire dans les siècles ! Amen.
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100. Beaucoup ont parlé de la charité, et abondamment. Mais si tu la cherches, elle, tu ne la trouveras que chez les disciples du Christ, les seuls qui aient pour maître en charité la Charité véritable, celle dont on a dit : Quand j'aurais le don de prophétie, que je contemplerais tous les mystères el posséderais toute connaissance, si je n'ai pas l'amour, je ne suis rien. (1 Cor 13,2) Aussi bien, qui possède l'amour possède Dieu même, puisque Dieu est amour. (1 Jn 4,46). A Lui gloire dans les siècles ! Amen.
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100. Beaucoup ont parlé de la charité, et abondamment. Mais si tu la cherches, elle, tu ne la trouveras que chez les disciples du Christ, les seuls qui aient pour maître en charité la Charité véritable, celle dont on a dit : Quand j'aurais le don de prophétie, que je contemplerais tous les mystères el posséderais toute connaissance, si je n'ai pas l'amour, je ne suis rien. (1 Cor 13,2) Aussi bien, qui possède l'amour possède Dieu même, puisque Dieu est amour. (1 Jn 4,46). A Lui gloire dans les siècles ! Amen.
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