AIMER.............18
13. Qui aime Dieu ne peut pas ne pas aimer aussi chaque homme comme soi-même, tout choqué qu'il puisse être par les passions de ceux qui ne sont pas encore purifiés. Aussi bien,à les voir se convertir et réformer leur vie, il sent déborder en son âme une joie indicible.
Centuries sur la Charité PREMIÈRE CENTURIE
16. Celui qui m'aime, dit le Seigneur, observera mes commandements. Or, mon commandement à moi, c'est que vous vous aimiez les uns les autres. (Jn 14,15;15,12) Celui donc qui n'aime pas son prochain n'observe pas le commandement, et qui n'observe pas le commandement ne saurait aimer le Maître.
Centuries sur la Charité PREMIÈRE CENTURIE
17. Heureux l'homme capable d'aimer tous les hommes également !
Centuries sur la Charité PREMIÈRE CENTURIE
9. Voici les cinq motifs, louables ou non, pour lesquels un homme, peut aimer un autre homme : 1) pour l'amour de Dieu : ainsi le juste qui aime tout le monde, ou l'homme qui, sans être encore juste lui-même, aime les justes; 2) par un instinct naturel, comme les parents aiment leurs enfants, et réciproquement; 3) par vanité celui qui reçoit des louanges aime celui qui les donne; 4) par cupidité : on aime le riche dont on reçoit de l'argent; 5) par amour du plaisir : cas de ceux qui ne pensent que bonne chère et plaisir sexuel. Le premier motif est bon, le second indifférent, les autres viciés par la passion.
Centuries sur la Charité DEUXIÈME CENTURIE
10. Un tel, tu le détestes, cet autre, tu ne l'aimes, ni ne le hais; celui-ci, tu l'aimes, mais très modérément; celui-là, tu l'aimes intensément... A ces différences, reconnais que tu es loin de l'amour parfait qui se propose d'aimer également tous les hommes.
Centuries sur la Charité DEUXIÈME CENTURIE
50. Ne pas aimer quelqu'un, ce n'est pas pour autant le haïr; pas pus que ne pas le haïr, ce n'est pour autant l'aimer. On peut être à son égard comme entre deux : n'aimer ni ne haïr. Car l'amour habituel, il faut pour le produire une des cinq causes - bonnes, indifférentes, mauvaises - énumérées dans la présente centurie, sentence 9.
Centuries sur la Charité DEUXIÈME CENTURIE
50. Ne pas aimer quelqu'un, ce n'est pas pour autant le haïr; pas pus que ne pas le haïr, ce n'est pour autant l'aimer. On peut être à son égard comme entre deux : n'aimer ni ne haïr. Car l'amour habituel, il faut pour le produire une des cinq causes - bonnes, indifférentes, mauvaises - énumérées dans la présente centurie, sentence 9.
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50. Ne pas aimer quelqu'un, ce n'est pas pour autant le haïr; pas pus que ne pas le haïr, ce n'est pour autant l'aimer. On peut être à son égard comme entre deux : n'aimer ni ne haïr. Car l'amour habituel, il faut pour le produire une des cinq causes - bonnes, indifférentes, mauvaises - énumérées dans la présente centurie, sentence 9.
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9. Personne n'a jamais haï sa propre chair, dit l'Apôtre; et pourtant il traite la sienne durement et la tient en servitude, sans lui fournir rien d'autre que la nourriture et le vêtement, et pas plus qu'il ne lui en faut pour vivre. En fait, c'est l'aimer, mais sans passion; c'est l'entretenir, mais comme simple servante des choses divines, c'est l'encourager, mais par cela seulement qui satisfait à ses besoins.
Centuries sur la Charité TROISIÈME CENTURIE
15. Tu prétends observer sans réserve le précepte d'aimer ton prochain ? Alors, pourquoi cette amère rancune contre tel ou tel sourd-elle en toi ? N'est-ce pas le signe qu'à la charité tu préfères des biens d'un instant et luttes pour les posséder jusqu'à combattre ton frère ?
Centuries sur la Charité TROISIÈME CENTURIE
17. Trois raisons font aimer l'argent : le penchant au plaisir, la vanité, le manque de foi. Le plus grave des trois, en est le manque de foi.
Centuries sur la Charité TROISIÈME CENTURIE
50. Si nous aimons sincèrement Dieu, notre charité même chasse nos passions. Or, aimer Dieu, c'est Le préférer, Lui, au monde, et l'âme à la chair, ce qui se traduit par le mépris des choses du monde, une attention continuelle à Dieu, par la maîtrise de soi, par l'amour, la prière, le chant des psaumes.
Centuries sur la Charité TROISIÈME CENTURIE
37. Cesse de te complaire en toi-même, et tu seras sans aversion pour ton frère; cesse de t'aimer, et tu seras l'ami de Dieu.
Centuries sur la Charité QUATRIÈME CENTURIE
55. Qui aime le Christ l'imite en tout tant qu'il peut. Ainsi le Christ n'a cessé de faire du bien aux hommes; devant l'ingratitude et le blasphème, Il a gardé la longanimité; outragé et mis à mort, Il est resté patient, sans jamais rejeter le mal sur personne. Voilà les trois grands actes de l'amour du prochain, sans lesquels celui qui prétend aimer le Christ ou posséder son royaume est dans l'illusion : Ce n'est pas celui qui Me dit : Maître, Maître, qui entrera dans mon royaume, mais celui qui fait la Volonté de mon Père; (Mt 7,21) ou encore : Celui qui M'aime gardera aussi mes commandements. (Jn 14,15).
Centuries sur la Charité QUATRIÈME CENTURIE
67. Nos actes agréables à Dieu sont les uns d'obligation, les autres, non d'obligation mais, pourrait-on dire, d'offrande spontanée. Actes d'obligation : aimer Dieu et son prochain, aimer ses ennemis, ne pas commettre d'adultère, ne pas tuer, etc.... Ne pas les accomplir, c'est nous condamner. Actes non prescrits : virginité, célibat, pauvreté, solitude, etc. Ces actes sont un peu comme des cadeaux : si nous ne pouvons, par faiblesse, pratiquer à fond certains préceptes, par ces cadeaux nous forcerons la Condescendance de notre bon Maître.
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67. Nos actes agréables à Dieu sont les uns d'obligation, les autres, non d'obligation mais, pourrait-on dire, d'offrande spontanée. Actes d'obligation : aimer Dieu et son prochain, aimer ses ennemis, ne pas commettre d'adultère, ne pas tuer, etc.... Ne pas les accomplir, c'est nous condamner. Actes non prescrits : virginité, célibat, pauvreté, solitude, etc. Ces actes sont un peu comme des cadeaux : si nous ne pouvons, par faiblesse, pratiquer à fond certains préceptes, par ces cadeaux nous forcerons la Condescendance de notre bon Maître.
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82. Fais tout ton possible pour aimer tout homme. Si tu n'en es pas encore capable, du moins ne hais personne. Mais de ceci même tu n'es pas capable, si tu ne méprises les choses du monde.
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95. Il faut aimer tout homme de toute son âme, en Dieu seul placer son espérance, et L'honorer de toute sa force. Tant qu'il nous garde, en effet, tous les amis nous entourent d'égards et tous les ennemis ne peuvent rien contre nous. Mais qu'il nous délaisse, tous les amis nous tournent le dos, et tous les ennemis reprennent vigueur contre nous.
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 AMERTUME..........14
29. Si quelqu'un t'a outragé, ou marqué quelque mépris, prends garde aux calculs de la colère, de peur que, à la faveur de ton amertume, ils ne te séparent de l'amour pour t'établir dans les régions de la haine.
Centuries sur la Charité PREMIÈRE CENTURIE
51. L'insensé, jouet de ses passions, quand sa colère en mouvement le bouleverse, suit aveuglément l'impulsion de fuir ses frères ; au contraire, quand sa convoitise ranime son ardeur, il change du tout au tout et court à eux, plein de prévenances. La conduite du sage, dans la même alternative est tout è l'oppose : du côté colère, il a supprimé toute cause de trouble et se garde de toute amertume contre ses frères; du côté convoitise, il maîtrise tout élan irraisonné qui le porte vers eux.
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53. Si tu veux garder l'amour telle que Dieu l'a réglée, ne laisse pas ton frère se coucher avec un sentiment d'amertume envers toi et, de ton côté, ne te couche pas avec un sentiment d'amertume à son égard, mais va te réconcilier avec ton frère, et tu viendras offrir au Christ, avec une conscience pure et dans une oraison fervente, le don de l'amour.
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53. Si tu veux garder l'amour telle que Dieu l'a réglée, ne laisse pas ton frère se coucher avec un sentiment d'amertume envers toi et, de ton côté, ne te couche pas avec un sentiment d'amertume à son égard, mais va te réconcilier avec ton frère, et tu viendras offrir au Christ, avec une conscience pure et dans une oraison fervente, le don de l'amour.
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61. Et moi je vous dis : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent, priez pour ceux qui vous calomnient. Pourquoi ces préceptes du Seigneur ? - Pour t'arracher à la haine, à l'amertume, à la colère, la rancune, pour te rendre digne de ce bien suprême qu'est l'amour parfait, bien qu'on ne saurait posséder tant qu'on n'aime pas également tous les hommes, à l'exemple de Dieu qui aime également tous les hommes, veut leur salut à tous, el qu'ils viennent à la connaissance de la vérité.
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62. Et moi je vous dis de ne pas tenir tête au méchant : à qui te frapperait sur la joue droite, tend l'autre aussi. À qui veut plaider pour prendre ta tunique, abandonne jusqu'à ton manteau. À qui peut l'obliger à une marche de mille pas, tiens compagnie pendant deux mille. Pourquoi ces recommandations ? C'est qu'il veut te préserver toujours, toi, de la colère, du trouble et de l'amertume, donner à l'autre une leçon par le spectacle de ton inaltérable patience et vous amener ensemble, dans sa bonté, sous le joug de l'amour.
Centuries sur la Charité PREMIÈRE CENTURIE
33. Inversement, trois forces nous poussent au mal : les passions, les démons, la volonté mauvaise. Les passions, quand nous sentons une convoitise déraisonnable : manger à contretemps, sans nécessité , jouir d'une femme, surtout si ce n'est pas la nôtre, en refusant de procréer des enfants; quand nous nous mettons en colère, que nous nous laissons aller outre mesure à l'amertume, contre un homme, par exemple, qui nous a manqué d'égards ou fait du tort; les démons, quand par exemple, à un moment de négligence, nous sommes tout d'un coup violemment assaillis comme par un adversaire à l'affût, qui bouleverse les passions dont nous venons de parler; la volonté mauvaise, quand, sachant où est le bien, nous choisissons le mal.
Centuries sur la Charité DEUXIÈME CENTURIE
90. Ressens-tu de la rancune contre quelqu'un ? Prie pour lui, et tu briseras l'élan de la passion, la prière purifiant de toute amertume le souvenir du mal que t'a fait cet homme. Puis, parvenu à l'amour et à la bienveillance pour le prochain, tu élimineras de ton âme toute trace de passion. Si c'est un autre qui a contre toi de la rancune, fais-toi aimable et humble à son égard, traite-le bien, et tu le délivreras de sa passion.
Centuries sur la Charité TROISIÈME CENTURIE
31. Ne tiens pas pour bienveillants des propos qui causent en toi de l'amertume et de l'aversion pour ton frère, même s'ils semblent vrais. Évite-les comme des serpents mortels, afin de détourner les autres de la médisance et de libérer ton âme de la méchanceté.
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32. Ne blesse jamais ton frère par des paroles ambiguës, de peur qu'il ne te réponde du tac au tac, et que vous ne sortiez tous deux de la disposition de charité. Mais, avec la franchise de l'amour, va, reprends-le : et, supprimées les causes du malaise, vous serez délivrés tous deux du trouble et de l'amertume.
Centuries sur la Charité QUATRIÈME CENTURIE
34. Garde-toi, à l'heure de la tranquillité, de te rappeler ce qu'a dit ton frère en un moment d'amertume, qu'il t'ait insulté en face ou ait dit de toi à un autre du mal qu'on t'a rapporté ensuite : en te laissant aller aux pensées de rancune, tu risquerais de tomber dans une haine funeste envers ton frère.
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41. C'est le fait d'un homme encore épris de vaine gloire ou attaché à quelque objet matériel, que d'éprouver de l'amertume envers les hommes à cause de biens temporels, de leur garder rancune, d'avoir pour eux de la haine ou d'être l'esclave de pensées honteuses. Tous sentiments qu'ignore une âme qui aime Dieu.
Centuries sur la Charité QUATRIÈME CENTURIE
62. Si, jugé digne de la connaissance, on garde contre un homme de l'amertume ou de la rancune, on de l'aversion, c'est comme si l'on se blessait les veux aux buissons et aux ronces. C'est pourquoi la connaissance a besoin nécessairement de l'amour.
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84. Le Christ ne veut pas que tu gardes contre un homme aversion, amertume, colère ou rancune : jamais, en aucune façon, pour aucun motif temporel. Voilà ce qu'à chaque page proclament les quatre évangiles.
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 AMI...............10
14. L'esprit commence-t-il à progresser dans l'amour de Dieu ? Le démon va chercher à le pousser au blasphème, lui suggérant des pensées qu'un homme ne saurait trouver par lui-même, et qui ne peuvent venir que du diable, leur père. S'il en use ainsi, c'est que, jaloux de l'ami de Dieu, il veut qu'à la vue de telles pensées, il se désespère et n'ose plus, par sa prière accoutumée, s'envoler vers Dieu. Mais le destructeur n'en tire aucun avantage pour le but qu'il se propose : au contraire, il nous affermit davantage. Car après attaques et contre-attaques, nous retrouvons notre amour pour Dieu plus sûr, plus sincère. Que son épée lui perce le coeur, et que ses flèches se brisent !
Centuries sur la Charité DEUXIÈME CENTURIE
40. L'esprit ami de Dieu combat non pas les objets ni leurs représentations, mais les passions qui se lient à ces représentations. Ainsi, il ne s'en prend pas aux femmes, ni à qui l'a contristé, ni aux images qui les représentent, mais aux passions liées à ces images.
Centuries sur la Charité TROISIÈME CENTURIE
79. Celui-là est un ami sincère, qui à l'heure de l'épreuve supporte avec son prochain et fait siennes, sans trouble ni agitation, les afflictions, contraintes et infortunes venues des circonstances.
Centuries sur la Charité TROISIÈME CENTURIE
21. Envier, ou être envié; causer un dommage, ou le subir, offenser ou être offensé; arrêter sa pensée sur un soupçon, voilà ce qui fait obstacle à l'amour entre amis. Puisses-tu donc n'avoir jamais rien fait ni subi de tel, qui t'ait écarté de la charité envers ton ami !
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37. Cesse de te complaire en toi-même, et tu seras sans aversion pour ton frère; cesse de t'aimer, et tu seras l'ami de Dieu.
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92. Il n'a pas encore la liberté intérieure, celui qui, lorsque survient une tentation, ne peut fermer les yeux sur la faute de son ami, réelle ou apparente. Ce sont en effet les passions tapies dans l'âme qui se soulèvent, obscurcissent le jugement, l'empêchent de se tourner vers les rayons de la vérité et de distinguer le meilleur du pire. Cet homme-là n'a donc pas la charité parfaite, celle qui bannit la crainte du jugement.
Centuries sur la Charité QUATRIÈME CENTURIE
93. Rien ne vaut un aime fidèle, (Ec 4,15) car les malheurs de son ami, il les fait siens, et il les endure, souffrant avec lui, jusqu'à la mort.
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97. Seuls ceux qui gardent avec soin les commandements et les vrais initiés aux jugements divins n'abandonnent pas leurs amis quand, par permission de Dieu, ils sont éprouvés, Mais ceux qui méprisent les commandements, les non-initiés aux jugements divins, lorsque leur ami est dans la prospérité jouissent avec lui; mais lorsque, dans l'éprouve, il souffre, ils l'abandonnent, parfois même ils passent du côté de ses adversaires.
Centuries sur la Charité QUATRIÈME CENTURIE
99. Ami fidèle, protection efficace. Dans le succès, il fournit à son ami bons conseils et sympathie active; dans le malheur, c'est un défenseur généreux et un allié profondément compatissant.
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99. Ami fidèle, protection efficace. Dans le succès, il fournit à son ami bons conseils et sympathie active; dans le malheur, c'est un défenseur généreux et un allié profondément compatissant.
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