EFFORCE...........5
4. Qui aime Dieu, à toutes ses créatures préfère sa connaissance et sans cesse, dans l'ardeur de son désir, s'efforce vers elle.
Centuries sur la Charité PREMIÈRE CENTURIE
56. Dépravé, l'esprit suit le corps que ses sens entraînent sur la pente de ses convoitises et de ses plaisirs propres; et il consent à ses imaginations et impulsions. Vertueux, il garde la tempérance, résiste aux imaginations et, impulsions passionnées; bien plus, il s'efforce de tourner au bien les motivements de ce genre qu'il éprouve.
Centuries sur la Charité DEUXIÈME CENTURIE
10. Celui qu'on aime, on s'efforce de le servir en tout. Si donc c'est Dieu qu'on aime, on s'efforce de faire ce qu'il Lui plaît; si c'est la chair, on s'efforce d'accomplir tout ce qui la flatte.
Centuries sur la Charité TROISIÈME CENTURIE
10. Celui qu'on aime, on s'efforce de le servir en tout. Si donc c'est Dieu qu'on aime, on s'efforce de faire ce qu'il Lui plaît; si c'est la chair, on s'efforce d'accomplir tout ce qui la flatte.
Centuries sur la Charité TROISIÈME CENTURIE
10. Celui qu'on aime, on s'efforce de le servir en tout. Si donc c'est Dieu qu'on aime, on s'efforce de faire ce qu'il Lui plaît; si c'est la chair, on s'efforce d'accomplir tout ce qui la flatte.
Centuries sur la Charité TROISIÈME CENTURIE
 
 EFFORT............5
34. Pour récompense, le dur effort de la vertu obtient la liberté intérieure et la connaissance. Ce sont elles qui introduisent au royaume des cieux, comme les passions et l'ignorance au châtiment éternel. Mais si quelqu'un les désire pour la gloire humaine et non pour le seul bien, qu'il écoute l'Écriture : Vous demandez et vous n'obtenez pas, parce que vous demandez mal. (Jac 4,3).
Centuries sur la Charité DEUXIÈME CENTURIE
1) pour qu'attaques et contre-attaques nous mènent au discernement du bien et du mal; 2) pour que notre vertu maintenue dans l'effort et la hâte s'affermisse sur une assise inébranlable; 3) pour qu'avançant dans la vertu nous évitions la présomption et apprenions l'humilité; 4) pour nous inspirer, par l'expérience que nous en faisons alors, une haine sans réserve pour le mal; 5) et surtout, pour que, parvenus à la liberté intérieure, nous demeurions convaincus et de notre faiblesse, et de la force de Celui qui nous a secourus.
Centuries sur la Charité DEUXIÈME CENTURIE
87. L'humilité est une prière continuelle, dans les larmes et l'effort. Elle est sans cesse, lancé vers Dieu, un appel au secours; elle ne vous permet pas de vous assurer imprudemment sur votre propre puissance ou votre propre sagesse, ni de vous estimer plus que les autres, ce qui arrive dans cette terrible maladie qu'est la passion d'orgueil.
Centuries sur la Charité TROISIÈME CENTURIE
72. C'est pourquoi le Sauveur a dit : Heureux les coeurs purs car ils verront Dieu. (Mt 5,8). Ils Le verront, Lui et les trésors qui sont en Lui, quand par la charité et la tempérance, ils se purifieront, et d'autant mieux que plus énergique sera leur effort de purification.
Centuries sur la Charité QUATRIÈME CENTURIE
73. Et voilà pourquoi il dit encore : Vendez ce que vous avez, donnez-le en aumône, el voici que tout sera pur pour vous, (Lc 12,33) s'adressant à ceux qui ne s'occupent plus de ce qui regarde le corps, mais dont l'effort tend à purifier l'esprit (que le Maître appelle le coeur) de la haine et du désordre. Car c'est cela qui, souillant le coeur, l'empêche de voir le Christ habitant en lui par la grâce du saint baptême.
Centuries sur la Charité QUATRIÈME CENTURIE
 
 EMPÊCHENT.........4
47. Certains remèdes immobilisent les passions, les empêchent de se mettre en branle et de s'intensifier; d'autres les affaiblissent, les réduisent. Ainsi le jeûne, les durs travaux, les veilles empêchent la convoitise de prendre force; la solitude, la contemplation, la prière, l'affaiblissent et tendent à la détruire. De même pour la colère : la longanimité, l'oubli des injures, la douceur l'immobilisent, l'empêchent de prendre force, l'amour, l'aumône, la bonté, la bienfaisance la réduisent peu à peu.
Centuries sur la Charité DEUXIÈME CENTURIE
47. Certains remèdes immobilisent les passions, les empêchent de se mettre en branle et de s'intensifier; d'autres les affaiblissent, les réduisent. Ainsi le jeûne, les durs travaux, les veilles empêchent la convoitise de prendre force; la solitude, la contemplation, la prière, l'affaiblissent et tendent à la détruire. De même pour la colère : la longanimité, l'oubli des injures, la douceur l'immobilisent, l'empêchent de prendre force, l'amour, l'aumône, la bonté, la bienfaisance la réduisent peu à peu.
Centuries sur la Charité DEUXIÈME CENTURIE
47. Certains remèdes immobilisent les passions, les empêchent de se mettre en branle et de s'intensifier; d'autres les affaiblissent, les réduisent. Ainsi le jeûne, les durs travaux, les veilles empêchent la convoitise de prendre force; la solitude, la contemplation, la prière, l'affaiblissent et tendent à la détruire. De même pour la colère : la longanimité, l'oubli des injures, la douceur l'immobilisent, l'empêchent de prendre force, l'amour, l'aumône, la bonté, la bienfaisance la réduisent peu à peu.
Centuries sur la Charité DEUXIÈME CENTURIE
92. Il n'a pas encore la liberté intérieure, celui qui, lorsque survient une tentation, ne peut fermer les yeux sur la faute de son ami, réelle ou apparente. Ce sont en effet les passions tapies dans l'âme qui se soulèvent, obscurcissent le jugement, l'empêchent de se tourner vers les rayons de la vérité et de distinguer le meilleur du pire. Cet homme-là n'a donc pas la charité parfaite, celle qui bannit la crainte du jugement.
Centuries sur la Charité QUATRIÈME CENTURIE
 
 ENFANTS...........10
9. Voici les cinq motifs, louables ou non, pour lesquels un homme, peut aimer un autre homme : 1) pour l'amour de Dieu : ainsi le juste qui aime tout le monde, ou l'homme qui, sans être encore juste lui-même, aime les justes; 2) par un instinct naturel, comme les parents aiment leurs enfants, et réciproquement; 3) par vanité celui qui reçoit des louanges aime celui qui les donne; 4) par cupidité : on aime le riche dont on reçoit de l'argent; 5) par amour du plaisir : cas de ceux qui ne pensent que bonne chère et plaisir sexuel. Le premier motif est bon, le second indifférent, les autres viciés par la passion.
Centuries sur la Charité DEUXIÈME CENTURIE
33. Inversement, trois forces nous poussent au mal : les passions, les démons, la volonté mauvaise. Les passions, quand nous sentons une convoitise déraisonnable : manger à contretemps, sans nécessité , jouir d'une femme, surtout si ce n'est pas la nôtre, en refusant de procréer des enfants; quand nous nous mettons en colère, que nous nous laissons aller outre mesure à l'amertume, contre un homme, par exemple, qui nous a manqué d'égards ou fait du tort; les démons, quand par exemple, à un moment de négligence, nous sommes tout d'un coup violemment assaillis comme par un adversaire à l'affût, qui bouleverse les passions dont nous venons de parler; la volonté mauvaise, quand, sachant où est le bien, nous choisissons le mal.
Centuries sur la Charité DEUXIÈME CENTURIE
55. L'éleveur, au sens spirituel, c'est l'homme d'action. Les vertus morales acquises, en effet, sont figurées par les bestiaux, et c'est pourquoi Jacob disait : Tes enfants seront des élévateurs. Le berger, c'est le gnostique. Car les pensées sont des moutons, gardés par l'esprit sur les montagnes de la contemplation; et c'est pourquoi tous les bergers sont objet d'horreur pour les Égyptiens, (Gen 47,5) autrement dit les puissances ennemie.
Centuries sur la Charité DEUXIÈME CENTURIE
91. Ceux qu'en cette vie la Providence de Dieu éprouve pour les exercer a la vie intérieure subissent trois sortes de tentations, celle de la prospérité, par où leur viennent santé, beauté, fécondité, fortune, célébrité, etc...; celle du malheur, quand ils perdent enfants, fortune, réputation; celle de la douleur, qui inflige à leur corps maladies ou autres supplices. Aux premiers s'applique cette parole du Seigneur : Qui ne renonce à tout ce qu'il possède, ne peut être mon disciple. (Lc 19,33) Aux deux autres, celle-ci : Par votre patience, vous gagnerez vos âmes. (Lc 21,19).
Centuries sur la Charité DEUXIÈME CENTURIE
4. Ce n'est pas la nourriture qu'est un mal, mais la gourmandise, ni la procréation des enfants, mais la luxure; ni les richesses, mais l'avarice; ni la gloire, mais la vaine gloire. Par conséquent, rien de ce qui est n'est mauvais, mais seulement l'abus, suite de la négligence de notre esprit à se cultiver selon la nature.
Centuries sur la Charité TROISIÈME CENTURIE
47. Il y a dans le monde bien des pauvres d'esprit, mais non pas de ceux qu'il faudrait; bien des affligés, mais d'avoir perdu leur fortune ou leurs enfants; bien des doux, mais pour satisfaire des passions impures; bien des affamés ou altérés, mais du bien d'autrui et de profits injustes; bien des compatissants, mais pour leur corps et ce qui l'intéresse, des coeurs purs, mais par vanité; des pacifiques, mais parce qu'ils ont soumis l'âme à la chair; des persécutés sans nombre, mais pour leur indiscipline; beaucoup d'injuriés, mais à cause de péchés honteux. Ceux-là seulement sont heureux, qui agissent et endurent pour le Christ et d'après le Christ. Pourquoi ? Parce qu'à eux est le royaume des cieux, parce qu'ils verront Dieu, etc... Ce n'est donc pas parce qu'ils agissent ou endurent qu'ils sont heureux, mais parce qu'ils agissent ou endurent pour le Christ et à l'imitation du Christ.
Centuries sur la Charité TROISIÈME CENTURIE
58. Les parents restent vivement attachés aux corps qu'ils ont produits; et l'esprit, par nature, tient aux raisons qu'il découvre. Aux yeux des parents passionnés, des enfants difformes jusqu'au complet ridicule sont entre tous beaux et bien bâtis; et à un esprit qui manque de sens, ses raisons, même tout à fait absurdes, semblent les plus sensées du monde. Le sage, lui, ne tient pas à ses raisons. Se sent-il convaincu de leur vérité et de leur excellence ? Raison de plus pour qu'il se défie de son jugement, et soumette à d'autres hommes avisés ses raisons et ses pensées, crainte de courir et d'avoir couru pour rien. Et c'est sur eux qu'il prend assurance.
Centuries sur la Charité TROISIÈME CENTURIE
85. Vertu pour le mondain, vice pour le moine; vertu pour le moine, vice pour le mondain. Exemples vertu pour le mondain : richesse, célébrité, influence, plaisir, santé, nombreux enfants, et tout ce qui leur fait cortège... Que le moine y touche, et il est perdu. Au contraire, vertu pour le moine : pauvreté, obscurité, absence d'autorité, abstinence, mortification, et ainsi de suite... Qu'un mondain, à contre-coeur, en vienne là, ce sera pour lui déchoir profondément. Souvent il sera tenté de se pendre : le fait s'est vu.
Centuries sur la Charité TROISIÈME CENTURIE
17. Unifier, par la foi vraie et l'amour spirituel, ceux que le vice a jetés dans de multiples divisions, voilà le dessein de la Providence divine. C'est pour cela qu'a souffert le Sauveur, pour que, les enfants de Dieu qui avaient été dispersés, il les ramenât à l'unité. (Jn 11,52). Aussi ne pas endurer les incommodités, ne pas supporter les chagrins, perdre patience sous les peines, c'est quitter la voie de l'amour divin et des Intentions de la Providence.
Centuries sur la Charité QUATRIÈME CENTURIE
66. Bien de ce que Dieu a mis à notre usage n'est proscrit par l'Écriture : elle se contente de réprimer l'excès, de corriger le déraisonnable. Ainsi elle ne défend pas de manger, de procréer des enfants, d'avoir de la fortune et de l'administrer convenablement, mais bien d'être gourmand, débauché et le reste... Pas davantage, elle n'interdit de penser à ces choses - elles sont faites pour qu'on y pense - mais d'y penser avec passion.
Centuries sur la Charité QUATRIÈME CENTURIE
 
 ENNEMIS...........7
61. Et moi je vous dis : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent, priez pour ceux qui vous calomnient. Pourquoi ces préceptes du Seigneur ? - Pour t'arracher à la haine, à l'amertume, à la colère, la rancune, pour te rendre digne de ce bien suprême qu'est l'amour parfait, bien qu'on ne saurait posséder tant qu'on n'aime pas également tous les hommes, à l'exemple de Dieu qui aime également tous les hommes, veut leur salut à tous, el qu'ils viennent à la connaissance de la vérité.
Centuries sur la Charité PREMIÈRE CENTURIE
71. La charité parfaite n'admet, entre les hommes qui ont tous même nature, aucune distinction basée sur la différence des caractères. Elle ne voit jamais que cette unique nature, elle aime également tous les hommes, les bons à titre d'amis, les méchants à titre d'ennemis, pour leur faire du bien, les supporter, endurer patiemment tout ce qu'on reçoit de leur part, refusant obstinément d'y voir la malice, allant jusqu'à souffrir pour eux si l'occasion s'en présente. Ainsi peut-être s'en fera-t-on des amis , jamais du moins on ne sera infidèle à soi-même, et sans cesse, à tous les hommes également, on montrera les fruits de l'amour. Notre Dieu et Seigneur Jésus Christ a bien, Lui, montré son Amour en souffrant pour l'humanité entière, et en donnant gratuitement à tout le monde la possibilité de ressusciter un jour, chacun restant maître de mériter la gloire ou le châtiment.
Centuries sur la Charité PREMIÈRE CENTURIE
11. Détourne-toi du mal, et fais le bien. Autrement dit : combats tes ennemis, les passions, pour les affaiblir; puis pratique la tempérance, de peur qu'elles ne reprennent force. Ou bien : Lutte pour acquérir les vertus, puis sois tempérant afin de les garder. Voilà sans doute ce que c'est qu'agir et veiller.
Centuries sur la Charité DEUXIÈME CENTURIE
51. Si, par une longue attention à Dieu, nous surveillons la puissance de passion de notre âme, nous ne céderons plus sous les attaques des mauvaises pensées, mais, attentifs à supprimer soigneusement leurs causes, nous acquerrons assez de discernement pour voir s'accomplir en nous la parole : Mon oeil a surveillé mes ennemis; et les méchants qui s'élèvent contre moi, mon oreille les entendra. (Ps 91,12).
Centuries sur la Charité TROISIÈME CENTURIE
67. Nos actes agréables à Dieu sont les uns d'obligation, les autres, non d'obligation mais, pourrait-on dire, d'offrande spontanée. Actes d'obligation : aimer Dieu et son prochain, aimer ses ennemis, ne pas commettre d'adultère, ne pas tuer, etc.... Ne pas les accomplir, c'est nous condamner. Actes non prescrits : virginité, célibat, pauvreté, solitude, etc. Ces actes sont un peu comme des cadeaux : si nous ne pouvons, par faiblesse, pratiquer à fond certains préceptes, par ces cadeaux nous forcerons la Condescendance de notre bon Maître.
Centuries sur la Charité QUATRIÈME CENTURIE
95. Il faut aimer tout homme de toute son âme, en Dieu seul placer son espérance, et L'honorer de toute sa force. Tant qu'il nous garde, en effet, tous les amis nous entourent d'égards et tous les ennemis ne peuvent rien contre nous. Mais qu'il nous délaisse, tous les amis nous tournent le dos, et tous les ennemis reprennent vigueur contre nous.
Centuries sur la Charité QUATRIÈME CENTURIE
95. Il faut aimer tout homme de toute son âme, en Dieu seul placer son espérance, et L'honorer de toute sa force. Tant qu'il nous garde, en effet, tous les amis nous entourent d'égards et tous les ennemis ne peuvent rien contre nous. Mais qu'il nous délaisse, tous les amis nous tournent le dos, et tous les ennemis reprennent vigueur contre nous.
Centuries sur la Charité QUATRIÈME CENTURIE