DÉMONS............27
39. Ne dites pas, conseille le divin Jérémie : Nous sommes le temple du Seigneur ! (Jer 7,4) - Et toi, ne va pas prétendre qu'à elle seule la foi en Jésus Christ notre Seigneur peut te sauver : entreprise impossible, si par les oeuvres tu n'acquiers son amour. La foi toute seule... Mais les démons ont la foi et la crainte. (Jac 2,19).
Centuries sur la Charité PREMIÈRE CENTURIE
91. N'être plus attaché aux objets, c'est bien; mais garder sa liberté, intérieure devant leurs images, c'est beaucoup mieux. Aussi bien les démons nous font par nos pensées une guerre bien plus dure que par les objets mêmes.
Centuries sur la Charité PREMIÈRE CENTURIE
13. Les démons nous tentent soit par eux-mêmes, Soit en armant contre nous des hommes sans crainte de Dieu. Par eux-mêmes, si nous vivons dans la retraite, comme le Maître au désert, par les hommes, si nous demeurons en leur société, comme le Maître parmi les Pharisiens. Mais nous, les yeux sur notre modèle, repoussons l'une et l'autre attaque.
Centuries sur la Charité DEUXIÈME CENTURIE
18. Quand les démons, attaquant ton esprit sur le terrain de la chasteté, l'obsèdent de pensées de luxure, alors, en gémissant, dis au Seigneur : Ils m'ont chassé et me pressent de tous côtés; ô ma joie, délivre-moi de ces assaillants ! (Ps 16,11) et tu seras sauvé.
Centuries sur la Charité DEUXIÈME CENTURIE
22. La force des démons diminue, quand la pratique des commandements affaiblit en nous les passions; elle est détruite, quand enfin, par l'effet de la liberté intérieure, ces passions ont disparu de l'âme. Car ils ne retrouvent plus en elle ces complicités qui servaient de bases à leurs attaques. Et voilà sans doute le sens du verset : Ils perdront leur force, et périront devant ta Face. (Ps 9,4)
Centuries sur la Charité DEUXIÈME CENTURIE
31. Les passions cachées dans l'âme fournissent aux démons le point d'appui d'où ils poussent en nous les pensées passionnées. Puis, par ces pensées, ils assaillent l'esprit et de vive force le poussent à une attitude de soumission au péché. Une fois dominé, ils l'amènent au péché de pensée, puis, ce péché accompli, ils le précipitent, l'épée dans les reins, au péché d'action. Enfin, ayant par ces pensées, complètement dévasté l'âme, ils se retirent avec elles, et seul reste dans l'âme, dressé, comme une idole, le péché. Quand vous verrez, dit le Seigneur, l'abomination de la désolation dressée dans le lieu saint... Que celui qui lit comprenne ! Le lieu saint, le temple de Dieu dans l'être humain, c'est l'esprit, où les démons, après avoir ravagé l'âme par les pensées passionnées, ont dressé, l'idole du péché. Quant à son application historique, cette prédiction s'est déjà réalisée : la lecture de Josèphe, à mon avis, ne permet aucun doute. Certains pourtant disent que tout cela se reproduira aux jours de l'Antichrist.
Centuries sur la Charité DEUXIÈME CENTURIE
31. Les passions cachées dans l'âme fournissent aux démons le point d'appui d'où ils poussent en nous les pensées passionnées. Puis, par ces pensées, ils assaillent l'esprit et de vive force le poussent à une attitude de soumission au péché. Une fois dominé, ils l'amènent au péché de pensée, puis, ce péché accompli, ils le précipitent, l'épée dans les reins, au péché d'action. Enfin, ayant par ces pensées, complètement dévasté l'âme, ils se retirent avec elles, et seul reste dans l'âme, dressé, comme une idole, le péché. Quand vous verrez, dit le Seigneur, l'abomination de la désolation dressée dans le lieu saint... Que celui qui lit comprenne ! Le lieu saint, le temple de Dieu dans l'être humain, c'est l'esprit, où les démons, après avoir ravagé l'âme par les pensées passionnées, ont dressé, l'idole du péché. Quant à son application historique, cette prédiction s'est déjà réalisée : la lecture de Josèphe, à mon avis, ne permet aucun doute. Certains pourtant disent que tout cela se reproduira aux jours de l'Antichrist.
Centuries sur la Charité DEUXIÈME CENTURIE
33. Inversement, trois forces nous poussent au mal : les passions, les démons, la volonté mauvaise. Les passions, quand nous sentons une convoitise déraisonnable : manger à contretemps, sans nécessité , jouir d'une femme, surtout si ce n'est pas la nôtre, en refusant de procréer des enfants; quand nous nous mettons en colère, que nous nous laissons aller outre mesure à l'amertume, contre un homme, par exemple, qui nous a manqué d'égards ou fait du tort; les démons, quand par exemple, à un moment de négligence, nous sommes tout d'un coup violemment assaillis comme par un adversaire à l'affût, qui bouleverse les passions dont nous venons de parler; la volonté mauvaise, quand, sachant où est le bien, nous choisissons le mal.
Centuries sur la Charité DEUXIÈME CENTURIE
33. Inversement, trois forces nous poussent au mal : les passions, les démons, la volonté mauvaise. Les passions, quand nous sentons une convoitise déraisonnable : manger à contretemps, sans nécessité , jouir d'une femme, surtout si ce n'est pas la nôtre, en refusant de procréer des enfants; quand nous nous mettons en colère, que nous nous laissons aller outre mesure à l'amertume, contre un homme, par exemple, qui nous a manqué d'égards ou fait du tort; les démons, quand par exemple, à un moment de négligence, nous sommes tout d'un coup violemment assaillis comme par un adversaire à l'affût, qui bouleverse les passions dont nous venons de parler; la volonté mauvaise, quand, sachant où est le bien, nous choisissons le mal.
Centuries sur la Charité DEUXIÈME CENTURIE
40. Quand les passions sommeillent, l'orgueil surtout, tantôt de causes inconscientes, tantôt d'une attaque sournoise, des démons.
Centuries sur la Charité DEUXIÈME CENTURIE
67. On distingue cinq raisons pour lesquelles Dieu permet aux démons de nous attaquer :
Centuries sur la Charité DEUXIÈME CENTURIE
69. Lorsque la convoitise est excitée, l'esprit voit en rêve ce qui fait la matière du plaisir. Quand c'est la colère, il voit ce qui provoque la crainte. De plus, les démons impurs s'emploient à fortifier nos passions et, en s'appuyant sur notre négligence complice, il les excitent. Les bons anges, au contraire, les apaisent et nous poussent à la pratique des vertus.
Centuries sur la Charité DEUXIÈME CENTURIE
71. Les démons attaquent soit au moyen des objets eux-même, soit au moyen des représentations passionnées qu'ils comportent; par les objets, ceux qui vivent au milieu des objets; par les représentations ceux qui vivent séparés des objets.
Centuries sur la Charité DEUXIÈME CENTURIE
74. Trois voies donnent accès dans l'esprit aux pensées passionnées : la sensation, la complexion physique, la mémoire. La sensation, quand se présentent des objets qui nous passionnent, ce qui pousse l'esprit aux pensées passionnées. La complexion physique, quand, par suite d'une vie peu réglée, ou de l'action des démons, ou d'une maladie, la santé du corps s'altère, inspirant à l'esprit des pensées passionnées même contre la Providence. La mémoire enfin, quand renaît le souvenir des objets qui nous passionnent, ce qui inspire également à l'esprit des pensées passionnées.
Centuries sur la Charité DEUXIÈME CENTURIE
85. Certains prétendent que les démons viennent toucher pendant le sommeil les parties honteuses, ce qui émeut les passions de Iuxure; puis cette passion mise en branle suscite à travers la mémoire jusqu'en l'esprit une image de femme. Pour d'autres, ces mêmes démons apparaîtraient à l'esprit sous forme de femmes, toucheraient les parties honteuses pour provoquer le désir; et ainsi surgiraient les images. Pour d'autres au contraire, c'est la passion propre du démon qui, lorsqu'il s'approche, excite la nôtre; et pendant qu'elle suscite les images dans la mémoire, l'âme s'attache aux pensées. On pourrait en dire autant de toutes les images passionnées et expliquer leur apparition de telle ou telle manière. Une chose est certaine; c'est qu'en aucun cas les démons n'acquièrent le pouvoir d'exciter une passion, qu'on dorme ou qu'on veille, si l'amour et la maîtrise de soi résident dans l'âme.
Centuries sur la Charité DEUXIÈME CENTURIE
85. Certains prétendent que les démons viennent toucher pendant le sommeil les parties honteuses, ce qui émeut les passions de Iuxure; puis cette passion mise en branle suscite à travers la mémoire jusqu'en l'esprit une image de femme. Pour d'autres, ces mêmes démons apparaîtraient à l'esprit sous forme de femmes, toucheraient les parties honteuses pour provoquer le désir; et ainsi surgiraient les images. Pour d'autres au contraire, c'est la passion propre du démon qui, lorsqu'il s'approche, excite la nôtre; et pendant qu'elle suscite les images dans la mémoire, l'âme s'attache aux pensées. On pourrait en dire autant de toutes les images passionnées et expliquer leur apparition de telle ou telle manière. Une chose est certaine; c'est qu'en aucun cas les démons n'acquièrent le pouvoir d'exciter une passion, qu'on dorme ou qu'on veille, si l'amour et la maîtrise de soi résident dans l'âme.
Centuries sur la Charité DEUXIÈME CENTURIE
85. Certains prétendent que les démons viennent toucher pendant le sommeil les parties honteuses, ce qui émeut les passions de Iuxure; puis cette passion mise en branle suscite à travers la mémoire jusqu'en l'esprit une image de femme. Pour d'autres, ces mêmes démons apparaîtraient à l'esprit sous forme de femmes, toucheraient les parties honteuses pour provoquer le désir; et ainsi surgiraient les images. Pour d'autres au contraire, c'est la passion propre du démon qui, lorsqu'il s'approche, excite la nôtre; et pendant qu'elle suscite les images dans la mémoire, l'âme s'attache aux pensées. On pourrait en dire autant de toutes les images passionnées et expliquer leur apparition de telle ou telle manière. Une chose est certaine; c'est qu'en aucun cas les démons n'acquièrent le pouvoir d'exciter une passion, qu'on dorme ou qu'on veille, si l'amour et la maîtrise de soi résident dans l'âme.
Centuries sur la Charité DEUXIÈME CENTURIE
90. Les démons font la guerre à ceux qui ont atteint les sommets de l'oraison, pour les empêcher de percevoir à l'état pur les représentations des objets sensibles, aux gnostiques, pour faire durer en eux les pensées passionnées; aux militants de la vie active, pour les pousser au péché d'action. Contre chacun ils ont une méthode, visant dans leur scélératesse à séparer de Dieu les hommes.
Centuries sur la Charité DEUXIÈME CENTURIE
92. Il est, dit-on, quatre forces qui modifient l'état du corps, et fournissent ainsi à l'esprit des pensées passionnées ou non : les anges, les démons, l'atmosphère, la nourriture. Les anges, dit-on, le modifient par parole; les démons, par attouchement, l'atmosphère, par ses variations; la nourriture, par les qualités des mets et des boissons, leur abondance ou leur rareté. En outre, il y a les modifications qui viennent à l'âme par la mémoire, l'ouïe et la vue et on elle est directement affectée par ce qui lui arrive, chagrins ou joies. Alors c'est l'âme qui subit ces impressions et modifie l'état du corps; tandis que, dans les cas ci-dessus énumérés, c'est l'état du corps qui, modifié, fournit à l'esprit des pensées.
Centuries sur la Charité DEUXIÈME CENTURIE
92. Il est, dit-on, quatre forces qui modifient l'état du corps, et fournissent ainsi à l'esprit des pensées passionnées ou non : les anges, les démons, l'atmosphère, la nourriture. Les anges, dit-on, le modifient par parole; les démons, par attouchement, l'atmosphère, par ses variations; la nourriture, par les qualités des mets et des boissons, leur abondance ou leur rareté. En outre, il y a les modifications qui viennent à l'âme par la mémoire, l'ouïe et la vue et on elle est directement affectée par ce qui lui arrive, chagrins ou joies. Alors c'est l'âme qui subit ces impressions et modifie l'état du corps; tandis que, dans les cas ci-dessus énumérés, c'est l'état du corps qui, modifié, fournit à l'esprit des pensées.
Centuries sur la Charité DEUXIÈME CENTURIE
5. La malice des démons, selon le bienheureux Denys, se définit ainsi : colère sans raison, convoitise sans intelligence, imagination emportée. Or la déraison, l'inintelligence, l'emportement sont, par définition privation de raison, d'intelligence et de prudence. Mais la privation est postérieure à la possession. Donc, avant d'être privés, les démons étaient pourvus de raison, d'intelligence, d'une sage prudence. Par conséquent, les démons non plus ne sont pas par nature mauvais : ils le sont devenus par un mauvais usage de leurs facultés naturelles.
Centuries sur la Charité TROISIÈME CENTURIE
5. La malice des démons, selon le bienheureux Denys, se définit ainsi : colère sans raison, convoitise sans intelligence, imagination emportée. Or la déraison, l'inintelligence, l'emportement sont, par définition privation de raison, d'intelligence et de prudence. Mais la privation est postérieure à la possession. Donc, avant d'être privés, les démons étaient pourvus de raison, d'intelligence, d'une sage prudence. Par conséquent, les démons non plus ne sont pas par nature mauvais : ils le sont devenus par un mauvais usage de leurs facultés naturelles.
Centuries sur la Charité TROISIÈME CENTURIE
5. La malice des démons, selon le bienheureux Denys, se définit ainsi : colère sans raison, convoitise sans intelligence, imagination emportée. Or la déraison, l'inintelligence, l'emportement sont, par définition privation de raison, d'intelligence et de prudence. Mais la privation est postérieure à la possession. Donc, avant d'être privés, les démons étaient pourvus de raison, d'intelligence, d'une sage prudence. Par conséquent, les démons non plus ne sont pas par nature mauvais : ils le sont devenus par un mauvais usage de leurs facultés naturelles.
Centuries sur la Charité TROISIÈME CENTURIE
26. L'ensemble de la nature raisonnable et spirituelle se divise en deux ordres : la nature angélique et la nature humaine. A son tour, l'ensemble de la nature angélique se partage en deux grands partis et groupes : élus et maudits, bons anges et démons impurifiables. Enfin, l'enserable de la nature humaine se partage en deux grands partis seulement : pieux et impies.
Centuries sur la Charité TROISIÈME CENTURIE
41. Toute la lutte que le moine mène contre les démons vise à séparer les passions des représentations : sinon, impossible de garder sa liberté intérieure à la vue des choses.
Centuries sur la Charité TROISIÈME CENTURIE
93. Les bons anges nous poussent au bien, les tendances profondes de notre nature et la bonne volonté nous aident. Quant aux attaques des démons, elles sont secondées par les passions et la mauvaise volonté.
Centuries sur la Charité TROISIÈME CENTURIE
87. Les démons voient-ils que nous méprisons les choses du monde, crainte d'en venir, à cause d'elles, a haïr les hommes et à perdre la charité ? Ils provoquent contre nous des calomnies, pour que, vaincus par la tristesse, nous haïssions les calomniateurs.
Centuries sur la Charité QUATRIÈME CENTURIE