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CHARNELLES........4
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66. La connaissance sans passion des choses divines ne mène pas effectivement l'esprit au mépris des objets matériels. Son action ressemble à celle de la pensée simple d'un objet sensible. Aussi le cas n'est-il pas rare d'hommes qui, tout en avant la connaissance, se vautrent, comme des porcs dans la boue, parmi les passions charnelles. Ils ont d'abord, en effet, grâce à leur application, atteint une certaine pureté, et trouvé la connaissance; puis ils se sont laissés aller, semblables à Saül, qui, d'abord jugé digne de régner, gouverna indignement, et, par un redoutable effet de la Colère divine, fut rejeté.
| Centuries sur la Charité TROISIÈME CENTURIE |
70. Si nous nous adonnons à la contemplation spirituelle tout en n'ayant que très imparfaitement extirpé les causes de nos passions, et si nous n'y persévérons pas constamment en faisant d'elle notre occupation, bien vite nous nous orienterons de nouveau dans le sens des passions charnelles. Et nous n'en aurons recueilli d'autre fruit qu'une connaissance aride, mêlée de présomption, qui peu à peu en viendra à s'obscurcir elle-même, tandis que l'esprit se tournera tout entier vers les réalités matérielles.
| Centuries sur la Charité TROISIÈME CENTURIE |
71. Passion d'amour blâmable, celle qui occupe l'esprit aux réalités matérielles; passion d'amour louable, celle qui l'attache au divin. Car en général, lorsqu'il s'arrête à un objet, l'esprit est à l'aise et là où il est à l'aise viennent converger ses désirs et son amour; soit vers les réalités divines et spirituelles qui lui conviennent en propre, soit vers les réalités et passions charnelles.
| Centuries sur la Charité TROISIÈME CENTURIE |
72. C'est Dieu qui a créé le monde visible et l'invisible, Lui aussi, évidemment, qui a fait Lui-même l'âme et le corps. Or si le monde visible est si beau, que doit donc être l'invisible ! Et si l'invisible est préférable au visible, combien plus excellent encore Dieu qui les a faits tous deux ! Mais si le Créateur de l'univers surpasse en excellence toutes les créatures, comment expliquer que l'esprit délaisse le mieux pour s'attacher au pire : les passions charnelles ? N'est-ce pas que, de naissance orienté vers elles, accoutumé à elles, il n'a jamais connu l'expérience vraie de l'excellence suprême, du Transcendant ? Exerçons-le donc longuement à s'abstenir des plaisirs, à s'occuper au divin et, retiré peu à peu de son état, nous le verrons, à fur et à mesure de ses progrès dans les voies de Dieu, se trouver à l'aise et reconnaître sa véritable dignité; en fin de quoi, tout son désir se tournera vers le divin.
| Centuries sur la Charité TROISIÈME CENTURIE |
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CHASTETÉ..........9
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45. Maltraite ta chair par le jeûne et les veilles, vaque sans relâche au chant des psaumes et à l'oraison, et la consécration de la chasteté, viendra sur toi, porteuse de l'amour.
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18. Quand les démons, attaquant ton esprit sur le terrain de la chasteté, l'obsèdent de pensées de luxure, alors, en gémissant, dis au Seigneur : Ils m'ont chassé et me pressent de tous côtés; ô ma joie, délivre-moi de ces assaillants ! (Ps 16,11) et tu seras sauvé.
| Centuries sur la Charité DEUXIÈME CENTURIE |
1. L'usage raisonnable des objets et de leurs représentations a pour fruits la chasteté, la chasteté et la connaissance; l'usage déraisonnable, la débauche, la haine et l'ignorance.
| Centuries sur la Charité TROISIÈME CENTURIE |
1. L'usage raisonnable des objets et de leurs représentations a pour fruits la chasteté, la chasteté et la connaissance; l'usage déraisonnable, la débauche, la haine et l'ignorance.
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3. C'est dans la mesure où nous usons mai des puissances de notre âme : concupiscible, irascible eu raisonnable, que les vices s'installent en elles, dans la partie raisonnable, l'ignorance et la sottise; dans l'irascible et la concupiscible, la haine et la débauche. Leur bon usage au contraire produit connaissance et prudence, amour et chasteté. Par conséquent, rien n'est mauvais parmi les créatures de Dieu.
| Centuries sur la Charité TROISIÈME CENTURIE |
11. Ce qui plaît à Dieu, c'est la charité et la chasteté, la contemplation et l'oraison. Ce qui plaît à la chair, c'est la gourmandise, la débauche et ce qui les développe. Voilà pourquoi ceux qui vivent dans la chair ne sauraient plaire à Dieu; mais ceux qui sont au Christ ont crucifié leur chair avec ses passions et ses convoitises. (Rom 8,8).
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44. Veux-tu être juste ? Donne à chacune des deux parties dont tu es constitué - je veux dire ton âme et ton corps - ce qui lui convient. A la partie raisonnable de l'âme, les lectures et contemplations spirituelles et la prière; à l'irascible, l'amour spirituel, adversaire de la haine; à la concupiscible, la chasteté et la tempérance; à la chair, nourriture et vêtement, seuls indispensables.
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64. S'occuper sans discontinuer de son intérieur, c'est pratiquer la chasteté, la longanimité, la bonté, l'humilité, bien plus : la contemplation, la connaissance de Dieu, la prière. C'est le sens du mot de l'Apôtre : Marchez selon l'esprit, etc... (Gal 5,16).
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96. Il y a quatre principales sortes de déréliction divine : la première, qui est dans le plan rédempteur, comme celle dont le Seigneur a été l'objet, cette déréliction apparente a pour but le salut de ceux qu'elle atteint. La seconde est une épreuve, comme ce fut le cas de Job et de Joseph; elle eut pour résultat de relever, dans le premier, un héros de courage, dans le second, une colonne de chasteté. La troisième vise à la formation spirituelle, comme par exemple celle de l'Apôtre, dont l'effet fut de lui conserver, en l'humiliant, ses grâces immenses. La quatrième, par aversion; c'est le cas des juifs, que le châtiment devait courber sous le repentir. Tous salutaires sont, ces quatre modes de déréliction, et pleins de la bonté de Dieu et de son Amour pour l'homme.
| Centuries sur la Charité QUATRIÈME CENTURIE |
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CHEMIN............5
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80. Veux-tu trouver la route qui conduit à la vie ? Elle n'est autre que Celui qui déclare : Je suis le chemin, la vie, la vérité. Cherche de ce côté, et tu trouveras. Mais cherche bien, prends la peine, car ils sont rares, ceux qui la trouvent, et tu risquerais, exclu de ce petit nombre, de rester dans la foule.
| Centuries sur la Charité DEUXIÈME CENTURIE |
57. Si tu as reçu de Dieu une grâce de connaissance, bien que partielle, garde-toi de négliger la charité et la tempérance, car ce sont elles qui, en purifiant à fond les puissances pathétiques de l'âme, te fraient sans cesse le chemin de la connaissance.
| Centuries sur la Charité QUATRIÈME CENTURIE |
58. Le chemin de la connaissance, c'est la liberté intérieure et l'humilité. Sans elles, on ne verra jamais le Seigneur.
| Centuries sur la Charité QUATRIÈME CENTURIE |
74. Dans l'Écriture, les vertus sont appelées des chemins. Or, la reine des vertus, c'est l'amour. D'où le mot de l'Apôtre : Je vous montre un chemin bien meilleur, un chemin qui fait tourner le dos aux objets matériels et empêche de préférer jamais le temporel à l'éternel.
| Centuries sur la Charité QUATRIÈME CENTURIE |
74. Dans l'Écriture, les vertus sont appelées des chemins. Or, la reine des vertus, c'est l'amour. D'où le mot de l'Apôtre : Je vous montre un chemin bien meilleur, un chemin qui fait tourner le dos aux objets matériels et empêche de préférer jamais le temporel à l'éternel.
| Centuries sur la Charité QUATRIÈME CENTURIE |
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CHERCHE...........10
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98. Parvenu à la contemplation des êtres visibles, l'esprit tantôt cherche leurs raisons naturelles, tantôt ce qu'ils signifient, tantôt leur cause elle-même.
| Centuries sur la Charité PREMIÈRE CENTURIE |
99. S'il s'adonne à la contemplation des réalités invisibles, l'esprit cherche leurs raisons naturelles, la cause de leur existence, leurs conséquences et enfin l'action sur elles de la Providence et du Jugement divins.
| Centuries sur la Charité PREMIÈRE CENTURIE |
27. Au seuil de la connaissance de Dieu, ne cherche pas à connaître son Essence : un esprit humain n'y saurait parvenir; personne ne la connaît que Dieu. Mais considère à fond, tant que tu peux, ses attributs, par exemple, son Éternité, son Infinité, son Invisibilité, sa Bonté, sa Sagesse, sa Puissance qui crée, gouverne et juge les êtres. Car il mérite entre tous le nom de théologien, celui qui cherche à découvrir, si peu que ce soit, la vérité de ces attributs.
| Centuries sur la Charité DEUXIÈME CENTURIE |
27. Au seuil de la connaissance de Dieu, ne cherche pas à connaître son Essence : un esprit humain n'y saurait parvenir; personne ne la connaît que Dieu. Mais considère à fond, tant que tu peux, ses attributs, par exemple, son Éternité, son Infinité, son Invisibilité, sa Bonté, sa Sagesse, sa Puissance qui crée, gouverne et juge les êtres. Car il mérite entre tous le nom de théologien, celui qui cherche à découvrir, si peu que ce soit, la vérité de ces attributs.
| Centuries sur la Charité DEUXIÈME CENTURIE |
52. L'esprit uni à Dieu, et de manière habituelle, par la prière et l'amour, acquiert sagesse, bonté, puissance, bienfaisance, libéralité, grandeur d'âme.., bref, il porte en lui-même, pour ainsi dire, les attributs de Dieu. Mais qu'il abandonne ces dispositions pour s'orienter vers les objets matériels, il deviendra vite un véritable animal, s'il ne cherche que son plaisir, et même un animal sauvage, si pour ces objets il entre en lutte avec les autres.
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80. Veux-tu trouver la route qui conduit à la vie ? Elle n'est autre que Celui qui déclare : Je suis le chemin, la vie, la vérité. Cherche de ce côté, et tu trouveras. Mais cherche bien, prends la peine, car ils sont rares, ceux qui la trouvent, et tu risquerais, exclu de ce petit nombre, de rester dans la foule.
| Centuries sur la Charité DEUXIÈME CENTURIE |
80. Veux-tu trouver la route qui conduit à la vie ? Elle n'est autre que Celui qui déclare : Je suis le chemin, la vie, la vérité. Cherche de ce côté, et tu trouveras. Mais cherche bien, prends la peine, car ils sont rares, ceux qui la trouvent, et tu risquerais, exclu de ce petit nombre, de rester dans la foule.
| Centuries sur la Charité DEUXIÈME CENTURIE |
81. Veux-tu posséder la connaissance et rester modeste, sans être asservi par la passion de présomption ? Cherche toujours dans les êtres ce qui échappe à ia connaissance. Tu découvriras alors mille détails divers qui t'échappaient; étonné de ton ignorance, tu en rabattras de tes prétentions et, te connaissant toi-même, tu comprendras bien des choses, et profondes, et merveilleuses. Croire que l'on sait, en effet, est un obstacle au progrès de la connaissance.
| Centuries sur la Charité TROISIÈME CENTURIE |
5. La raison pour laquelle Dieu a créé, cherche-la : c'est un objet de connaissance. Comment et pourquoi Il a créé dans le temps, ne le cherche pas : cela dépasse ton esprit. Les Décisions de Dieu sont, les unes compréhensibles, les autres incompréhensibles pour les hommes. Car une contemplation sans frein, a dit un saint, risquerait de conduire aux abîmes.
| Centuries sur la Charité QUATRIÈME CENTURIE |
27. Garde-toi, alors qu'hier tu louais la bonté et proclamais la vertu d'un tel, de le décrier aujourd'hui comme méchant et pervers, parce qu'en toi l'affection s'est changée en aversion. Ne cherche pas, en blâmant ton frère, à légitimer ton aversion mauvaise, mais persiste à le louer fidèlement, même si la tristesse t'accable, et tu reviendras vite à la salutaire charité.
| Centuries sur la Charité QUATRIÈME CENTURIE |
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CHERCHER..........4
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Avec le Traité sur la vie ascétique, voici encore, Père Elpidios, un ouvrage sur l'amour que j'envoie à votre Honneur, en quatre centuries : autant que d'évangiles. Il ne répondra peut-être pas à votre attente, j'ai du moins fait tout ce que j'ai pu. Du reste, que votre Sainteté le sache, ce n'est pas un pur fruit de ma pensée : j'ai parcouru les oeuvres des saints pères, et recueilli des extraits qui ramènent l'esprit à mon sujet. Souvent, j'ai résumé en sentences brèves de longs développements, pour que, plus faciles à retenir, ils puissent être embrassés dun seul coup d'oeil. J'envoie ce livre à votre Sainteté, en lui demandant de le lire avec bienveillance, sans chercher autre chose que le profit, d'oublier l'inélégance de mon style et de prier pour le pauvre homme que je suis, si dépourvu d'utilité spirituelle. Je vous prie, en outre, de ne pas croire que j'ai écrit cela pour vous rompre la tête : je n'ai fait qu'exécuter un ordre. (Si je vous parle ainsi, c'est qu'aujourd'hui nous sommes nombreux à nous rompre la tête à force de théorie. Mais à instruire les autres et à nous instruire nous-mêmes par la pratique, fort rares.) Au contraire, appliquez-vous de toutes vos forces à chacun des sentences. Car elle ne sons pas toutes, je crois, faciles à saisir pour tous; mais la plupart ont bien souvent besoin d'une, longue explication, même si l'expression paraît fort simple. Peut-être aussi vous révéleront-elles quelque secret utilité pour l'âme. Mais ce sera entièrement l'effet de la grâce de Dieu et d'une lecture pure de toute curiosité, pleine de crainte de Dieu et d'amour. Mais pour qui ne recherche pas l'utilité spirituelle, et qui au lieu de s'y efforcer comme je viens de dire ou d'une manière analogue, épluche les phrases dans le but de critiquer l'auteur et, par orgueil, d'établir une comparaison flatteuse pour son propre savoir, rien d'utile ne se manifestera jamais nulle part.
| Centuries sur la Charité PROLOGUE |
100. Mais, arrivé à Dieu, l'ardeur de son désir lui fait chercher d'abord ce qu'est l'Essence divine, car il ne trouve de consolation en rien de ce qui lui ressemble. Mais c'est une entreprise impossible et la connaissance de l'Essence de Dieu est également inaccessible a toute nature créée. Il se contente donc des attributs, c'est-à-dire, l'éternité, l'infinité, l'invisibilité, la bonté, la sagesse, la puissance qui crée, gouverne et juge les êtres. Cela seulement est en lui parfaitement compréhensible : qu'Il est infini, et le fait même de ne rien connaître est déjà une connaissance transcendante à l'esprit, comme l'ont montré les théologiens Grégoire et Denys.
| Centuries sur la Charité PREMIÈRE CENTURIE |
14. L'esprit commence-t-il à progresser dans l'amour de Dieu ? Le démon va chercher à le pousser au blasphème, lui suggérant des pensées qu'un homme ne saurait trouver par lui-même, et qui ne peuvent venir que du diable, leur père. S'il en use ainsi, c'est que, jaloux de l'ami de Dieu, il veut qu'à la vue de telles pensées, il se désespère et n'ose plus, par sa prière accoutumée, s'envoler vers Dieu. Mais le destructeur n'en tire aucun avantage pour le but qu'il se propose : au contraire, il nous affermit davantage. Car après attaques et contre-attaques, nous retrouvons notre amour pour Dieu plus sûr, plus sincère. Que son épée lui perce le coeur, et que ses flèches se brisent !
| Centuries sur la Charité DEUXIÈME CENTURIE |
8. Ne va pas chercher, dans l'Essence simple et infinie de la Trinité sainte des modalités ou propriétés. Ce serait en faire un composé comme les créatures, conception de Dieu absurde et sacrilège.
| Centuries sur la Charité QUATRIÈME CENTURIE |